1er mai 2017 manifestation CGT
©Mathilde Régis

Lyon : un 1er mai pour se défendre face au duel Macron-Le Pen

"Faire barrage au Front national" ou "tenir comme position politique l'abstention ou le vote blanc" : lors du traditionnel défilé du 1er mai à Lyon, les manifestants appellent à rester mobilisés quelle que soit l'issue du second tour de l'élection présidentielle.

Le cortège au départ de la place Jean Macé, le 1er mai 2017

©Mathilde Régis
Le cortège au départ de la place Jean Macé, le 1er mai 2017

Brin de muguet dans la poche et drapeau rouge flanqué CGT, les militants présents sur la place Jean-Macé ce lundi 1er mai se sentent pris au piège par le résultat du premier tour de l'élection présidentielle, qui a notamment vu Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, éliminé. Le mot d'ordre de la CGT du Rhône, mobilisée un an plus tôt contre la loi Travail, est de faire en sorte qu'il n'y ait "pas une voix pour l'extrême droite" au scrutin du deuxième tour le 7 mai. "Si nous sommes ici pour le 1er mai, c'est pour acquérir de nouveaux droits, pour se mobiliser en faveur de la paix et pour demander l'abrogation de la loi Travail", indique François Rubert, de l'union départementale CGT du Rhône. "Même si le FN est, comme nous, pour la retraite à 60 ans, il ne faut surtout pas oublier que cela ne sera pas pour tout le monde ! La préférence nationale que veut mettre en place Marine Le Pen est à l'opposé de ce que l'on peut défendre, car nous ne faisons pas de différences en fonction du lieu où les gens sont nés", explique-t-il avant de continuer à distribuer le communiqué commun à la CGT, la FSU et l'Union syndicale Solidaires.

“Qu’Emmanuel Macron compte sur nous pour être dans la rue”

Le président de l'Unef à Lyon, Majdi Chaarana, est également place Jean-Macé, pour représenter l'association étudiante et appeler au front républicain pour "faire barrage au FN". "Nous lançons actuellement des campagnes sur les campus pour dire pourquoi ce parti pourrait faire beaucoup de mal à la jeunesse et aux étudiants et leur expliquer qu'il faut se défendre par les manifestations". Majdi Chaarana précise cependant que l'Unef appelle au front républicain, et non au vote "pour Emmanuel Macron". "Dès le 7 mai, nous serons mobilisés contre chacune des mesures anti-progrès social qu'Emmanuel Macron pourrait mettre en place s'il est élu, comme l'autonomie des universités qu'il veut renforcer et que nous combattons. Qu'il compte sur nous pour être dans la rue dès qu'il annoncera quelque chose à l'encontre du progrès social", prévient-il.

Le cortège au départ de la place Jean Macé, le 1er mai 2017

©Mathilde Régis
Le cortège au départ de la place Jean Macé, le 1er mai 2017

L’espoir du “troisième tour” : les législatives

Pour beaucoup, l'espoir réside dans les élections législatives, mais aussi dans les grèves et les manifestations. Bernard, qui avait 15 ans en mai 68, milite aujourd'hui pour le PRCF, le "pôle de renaissance communiste en France". Électeur de Jean-Luc Mélenchon au premier tour, l'abstention et le vote blanc sont pour lui un véritable choix politique. "Je refuse de voter Macron", dit-il avant d'être interpellé par une autre manifestante : "Je ne vous félicite pas, vous pensez que ça va être mieux avec Le Pen ?" lui demande-t-elle. "Ce n'est pas ce que j'ai dit, rétorque-t-il. La politique que veut mettre en œuvre Emmanuel Macron ouvre un boulevard à Marine Le Pen et on ne peut pas approuver cette politique. Ce que nous espérons, c'est de réussir le troisième tour : les élections législatives. Le quatrième tour, lui, sera social, avec des millions de gens dans la rue ! Regardez ce qu'il s'est passé en Guyane, ils se sont opposés, ils ont bloqué le pays pour obtenir gain de cause." Un peu après 11 heures, le cortège du défilé se met en mouvement, au son de la musique diffusée par la camionnette CGT et des slogans de revendication pour, notamment, "un Code du travail du XXIe siècle" ou "la fin de l'état d'urgence et des politiques d'austérité".

à lire également
Métro TCL sytral © Tim Douet
"Toutes les lignes du réseau TCL circuleront normalement le lundi 22 octobre" annonce ce samedi le gestionnaire Keolis. Cette semaine, le syndicat des régulateurs du réseau métro avait déposé un préavis de grève à partir de lundi et jusqu'à la fin de l'année. 
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut