Le premier bilan des maires de la vague verte
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Lyon, Strasbourg, Bordeaux… le premier bilan des maires écologistes

Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Poitiers, Tours… En juin dernier, la vague verte a porté au pouvoir une dizaine de maires écologistes pour la plupart inexpérimentés. Un an plus tard, ils mènent des politiques qui reposent sur des bases communes : végétalisation, réduction de la place de la voiture et remise à niveau des services publics. Les édiles écolos ont aussi une fâcheuse tendance à s’entraver dans des polémiques souvent stériles.

Une dizaine de points verts sont apparus sur une carte électorale française jusqu’alors colorée de nuances de rose et de bleus après les dernières élections municipales. Ce sont probablement les agglomérations les plus scrutées de France. À Lyon, avec la conquête de la Ville et de la Métropole, c’est un immense cercle que les écologistes ont dessiné. Dans les autres villes conquises en juin dernier, les maires écologistes doivent composer avec des présidents de Métropole souvent socialistes. Les écologistes lyonnais ont les pleins pouvoirs et sont ceux qui avancent le plus vite : passage en régie publique de l’eau, encadrement des loyers, ZFE, pistes cyclables, lancement de lignes de transports en commun, expérimentation d’un RSA jeune. Dans les communes gérées par des maires EÉLV, de grandes lignes semblent préfigurer un écologisme municipal qui se construit empiriquement : végétalisation de la ville et des cours d’école, réduction de la place de la voiture, piétonnisation et ouverture de pistes cyclables. À Lyon, Grégory Doucet envisage une tarification du stationnement en fonction du poids du véhicule. À Bordeaux, Pierre Hurmic veut instaurer un prix basé sur le quotient familial. Une mesure que Grenoble avait instaurée avant de devoir faire machine arrière, la justice administrative estimant cette tarification illégale.

La coopérative des maires verts

Les politiques des maires écologistes

Les maires EÉLV ont créé un réseau officieux et échangent régulièrement : à Tours avec des élus PS au lendemain de leurs élections puis lors des universités d’été d’EÉLV fin août. En février, ils se sont rencontrés à Arcueil en banlieue parisienne. “Nous nous étions organisés pour harmoniser nos campagnes municipales l’an passé et cela perdure même si ce n’est pas simple avec le contexte sanitaire. Grégory Doucet leur a présenté ce que l’on fait avec La voie est libre [la piétonnisation de rues, NdlR] et ce pourrait être une marque partagée entre les villes écolos”, rapporte un conseiller du maire de Lyon. Les édiles piochent des idées chez leurs camarades. Grenoble, par son statut de ville pionnière, fait figure de réservoir de propositions et de pratiques. Les écologistes lyonnais construisent leur budget participatif en partant de l’exemple grenoblois. Dans le laboratoire des Verts, il y a aussi des villes cousines gérées souvent par le PS en partenariat avec EÉLV comme Nantes, Paris ou Rennes. “Mon homologue nantais a partagé son retour d’expérience avec nous sur la zone 30 puisque 75 % de la ville est soumise à cette limitation de vitesse”, souligne Valentin Lungenstrass. L’adjoint lyonnais en charge des mobilités délivre, lui, des conseils sur la piétonnisation des abords d’école où Lyon a pris de l’avance.

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