Lyon, rivale économique de Paris pour 61 % des investisseurs

Selon le cabinet d'audit financier EY (anciennement Ernest & Young), Lyon est "la ville la plus capable de rivaliser, en terme d'investissements étrangers, avec Paris en France".

Vue de Lyon la nuit © Tim Douet

© Tim Douet
Vue de Lyon la nuit.

Depuis 14 ans, E&Y publie chaque année son "Baromètre de l’attractivité du site France 2015." Pour réaliser ce baromètre, le cabinet interroge "les décideurs internationaux sur leur perception des dynamiques métropolitaines en France." A la question : "Selon vous, quelles sont les deux métropoles françaises challengers de Paris, les plus dynamiques, qui seront les villes entreprenantes de demain ?" Les décideurs choisissent Lyon à 61 %, soit +4 points par rapport à 2014 et +10 points par rapport à 2011. Des résultats qui placent la capitale de la région Rhône-Alpes loin devant ses poursuivants, à savoir la métropole Marseille–Aix-en-Provence (27 %), Toulouse (18 %), Nantes (14 %), Lille (11 %) ou encore Bordeaux (10 %). Selon le cabinet : "Les évolutions institutionnelles en cours (notamment la création du statut de métropole comme collectivité territoriale) auront un impact certain sur l’avenir des métropoles françaises, qui, si elles continuent à se renforcer, doivent poursuivre leurs efforts pour se démarquer dans un paysage européen toujours plus concurrentiel."

Classement des métropoles françaises

©EY
Classement des métropoles françaises

Si l'on prend en compte le nombre d’implantations de sièges sociaux entre 2010 et 2014, Paris reste en tête avec 48 % des implantations contre 19 % pour la région Rhône-Alpes (2ème) et devant l'Aquitaine (3ème) avec 7 %. Cependant, si l'on prend en considération les centres de recherche et de développement, c'est l'Ile-de-France qui figure en tête avec 26 % des implantations, devant la région PACA et ses 16 %. La région Rhône-Alpes se classe troisième avec 15 %.

Pour les investisseurs étrangers, les leviers d'attractivité des métropoles françaises pour améliorer leur compétitivité au niveau européen sont les suivants : "la renommée des pôles universitaires" (47 %), "les infrastructures de transport et de télécommunication de premier ordre" (46 %), "Un parc d'activités innovant" (39 %), "La qualité de vie" (31 %), "de grands projets urbains et de grands équipements" (20 %)

La région Rhône-Alpes, troisième zone la plus attractive d'Europe

Lyon (et sa région) occupe une place forte de l'investissement en France, mais aussi en Europe. Si l'on se réfère au "classement par nombre des projets d'implantations internationaux par région en 2010", la région termine troisième, avec 122 implantations. La région du Grand Londres se classe première avec 289 implantations, devant Paris et ses 162 implantations. La région Rhône-Alpes est cependant loin devant celle de Düsseldorf (4ème avec 73 implantations) et Madrid (5ème avec 71 implantations).

Ces bons résultats s'inscrivent dans un contexte plus global de hausse de la performance de la France en 2014. En nombre de projets, elle dépasse le rythme européen avec 608 projets, issus de tous secteurs et tous horizons, dépassant même ses niveaux d’avant-crise.

Seul bémol : l’analyse montre une faible création d’emplois induite par ces investissements, soit -11 % par rapport à 2013. La taille moyenne des projets témoigne d’une grande prudence des entreprises et chute par rapport à 2013 : en moyenne, une implantation internationale en France "produit" 21 emplois contre 27 en 2013.

L'investissement étranger reprend mais ne crée pas d'emplois

©EY
L'investissement étranger reprend mais ne crée pas d'emplois
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut