Lyon : nouvelle édition du Grenier solidaire

La 25e brocante solidaire du Grenier de LAHSo, une association lyonnaise qui s’occupe en priorité de réinsertion professionnelle, avait lieu aujourd’hui Rue Saint Polycarpe, dans le 1er arrondissement. L’occasion de dénicher des meubles relookés, avec une nouveauté cette année : un atelier textile.

Brocante solidaire partie menuiserie

Clémence Cluzel
Brocante solidaire le Grenier de LHASo

Donner une seconde vie aux meubles abandonnés, aux meubles délaissés et permettre dans le même temps à des personnes en difficultés de trouver une aide pour se réinsérer professionnellement. Telle était la motivation à l’origine de la création du Grenier par LHASo, il y a une quinzaine d’années. "Il s’agit de redonner vie aux meubles, les remettre en état et les rendre de nouveau beaux. C’est exactement le même processus pour les personnes qui les restaurent : elles ont-elles aussi une seconde chance, c’est un nouveau départ dans leur vie, un tremplin pour mieux repartir", compare Karine Salinas, conseillère emploi et formation au sein de LHASo.

Réparer les meubles et les Hommes

Armoires, fauteuils, livres, chaises, lampes,…les meubles et objets exposés, de 9 heures à 16 heures lors de la brocante solidaire, sont variés. Tous sont passés entre les mains des salariés du chantier d’insertion proposé par l’association. Ces personnes en réinsertion professionnelles sont embauchées en CDDI : un contrat à durée déterminée d’insertion, contrat aidé financé par l’Etat. LHASo a ainsi mis en place cet atelier chantier d’insertion avec un premier support : l’atelier menuiserie, géré par un chef d'atelier, Stéphane Carlin, et un encadrant technique, Richard Dib, encadrant technique.

Brocante solidaire atelier menuiserie

Clémence Cluzel
Brocante solidaire le Grenier de LHASo

La création est l’activité principale du chantier qui fonctionne principalement grâce aux dons de meubles.

"Nous nous engageons auprès des entreprises pour les personnes que nous formons, nous sommes une sorte de garantie mais aussi un médiateur précieux. Il s’agit de ne pas zoomer sur les difficultés que rencontrent ces personnes mais plutôt de développer leur pouvoir d’action, leurs compétences", argumente la conseillère.

Nouveauté de cette année : un atelier couture

Cette année, l’association a innové en créant, courant juin, l’atelier support textile. Là encore il s’agit de dons qui constituent l’essentiel nécessaire à la production. Robes, tabliers, sacs, ponchos… les travaux réalisés sont originaux et astucieux à l’exemple des nombreux détournements de cravates pensés par la styliste.

Brocante solidaire atelier textile

Clémence Cluzel
Brocante solidaire le Grenier de LHASo atelier textile

C’est justement Emanuela Conti, styliste, qui superviser cet atelier création textile composé de cinq assistants stylistes et cinq couturiers. Cette Italienne, passée par les Beaux-arts, travaille depuis un an sur le projet. "On réalise des créations qui doivent plaire à tout public, on s’adapte à toutes les situations : aussi bien des trousses de voyages pour ranger ses bijoux ou ses produits, que des tabliers. Nos réalisations sont d’occasion mais l’achat doit se faire par envie et non par « pitié »", explique cette styliste passionnée.

Halier a rejoint le chantier il y trois mois. "Je n’avais jamais travaillé dans le domaine de la couture avant. Ma mère cousait et j’avais quelques connaissances mais ça s’arrêtait là", explique t-elle. Très douée d’après Karine, la couturière a déjà reçu une proposition d’embauche.

L’année dernière 58 % de sorties dynamiques vers la vie active, c'est-à-dire formation, emploi, stage etc ont été enregistrées. Sur toute l’année c’est une soixantaine de personnes en réinsertion qui sont accompagnées.

Une bonne fréquentation

Brocante solidaire

Clémence Cluzel
Brocante solidaire le Grenier de LHASo

"On craignait qu’avec les attentats il y ait moins de monde à la brocante mais finalement, la fréquentation est comparable à celle de l’année dernière", se félicite Karine Salinas.

"Il y a des choses sympathiques dans cette brocante, mais malheureusement je n’ai pas la place chez moi  !", plaisante Christiane, une sexagénaire qui vient pour la première fois. "Mais c’est une très bonne initiative", conclut elle convaincue par l’initiative.

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