Nathalie Perrin-Gilbert lors de réélection de Gérard Collomb le 5 nov 2018 © Tim Douet

Lyon : Nathalie Perrin-Gilbert rencontre Usul pour le Circus Politicus

Dans le cadre de la tournée du chroniqueur de Médiapart Usul, la maire du 1er arrondissement de Lyon se rendra ce dimanche soir à l’Aquarium ciné-café pour débattre du référendum d’initiative citoyenne.

"C’est un débat qui va faire suite au premier débat que j’avais eu avec Usul pendant les élections législatives de 2017, sur la place et le rôle des mouvements citoyens dans une démocratie : est-ce qu’ils ne sont pas la réponse à la crise ?", explique l’élue Gram. Depuis son élection à la mairie du 1er, elle tente de mettre les habitants de son arrondissement au cœur de la vie politique en mettant en place le conseil d’arrondissement des enfants, ou encore le conseil territorial, où des habitants siègent aux côtés des élus, lors des conseils d’arrondissement : "Nous devons rendre des comptes, et nous n’attendons pas que les citoyens nous posent des questions pour échanger avec eux, c’est essentiel." Consciente de la différence d’échelle entre son arrondissement et le territoire français, Nathalie Perrin-Gilbert remarque malgré tout. "Ce n’est pas la direction que le président a prise. Il faut commencer par supprimer les ordonnances et les 49.3, et renforcer le poids du parlement, pour écouter les habitants et les citoyens", regrette-t-elle.

Les Gilets Jaunes, une suite logique

Pour la maire du 1er, pas de quoi s’inquiéter de la persistance du mouvement des Gilets Jaunes. "Les Gilets Jaunes c’est la crise de la démocratie qui éclate. C’est ce que les élus mettaient sous le tapis, en faisant semblant de ne rien voir. Aujourd’hui on dramatise quelque chose de plutôt sain, on recherche un nouveau mode de gouvernement, en quoi est-ce dramatique ?", questionne Nathalie Perrin-Gilbert, en rappelant qu’elle condamne malgré tous les violences, quelles qu’elles soient. "Nous recherchons le bon mode de gouvernement, mais évidemment, c'est la République que nous devons conserver. Elle doit simplement changer."

Pour elle, c’est le manque d’expérience d’élu local du président qui pêche : "Quand on est élu local, on peut parfois s’en prendre plein la figure, et ça peut être une bonne chose que de rappeler qu’un mandat, c’est fragile. Emmanuel Macron incarne le régime hyper présidentiel." La maire du 1er, qui tend à mettre les citoyens au cœur du débat politique alerte malgré tout : "Il ne surtout pas selon moi, toucher aux droits fondamentaux. Par exemple, comme le mariage pour les couples homosexuels, c’est une avancée immuable, que l’on ne doit pas toucher. Je suis pour l’inscription des citoyens dans la politique, mais il faut aussi s’assurer que ce ne soit pas qu’une seule et unique fois, de manière exceptionnelle. Il faut que cela soit encadré par des règles." La maire du 1er arrondissement évoquera ses thèmes là, ainsi que la mise en place du référendum d'initiative citoyenne accompagnée du chroniqueur Usul ce soir à 18h à l’Aquarium ciné-café de la Croix-Rousse. Le débat sera suivi d’une discussion avec les spectateurs.

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