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Lyon : “des douilles retrouvées sur place”, selon l'avocat de Bassem

Me Metaxas a expliqué à Lyon Capitale que les agresseurs du blogueur vénissian Bassem Braiki étaient “a priori” porteurs d'armes à feu. Il demande par ailleurs au rappeur Sadek de “se rendre à la police”.

Après l'agression de son client Bassem Braiki dans la nuit de lundi à mardi, Me David Metaxas a réagi ce mardi soir auprès de Lyon Capitale et a lancé un appel au rappeur Sadek, l'un des agresseurs, pour lui demander de se rendre à la police. “Sa place n'est pas à dire sur Instagram qu'il a fait une connerie. Sa place est en garde à vue. Je lui demande d'arrêter toutes ses vidéos et d'aller voir les services de police. Je ne veux pas que ça s'envenime. Il y a des Lyonnais qui lui en veulent sur les réseaux sociaux”, a déclaré l'avocat. En effet, dans une vidéo publiée ce matin, Sadek a présenté ses excuses et ses regrets. Des mots que l'homme de robe n'accepte pas : “Je veux qu'il entende que ses excuses, je les rejette catégoriquement. Qu'il les réserve pour la justice. Je demande au procureur d'agir vite parce que peu importe ce qu'il s'est dit et les clashs qu'il y a eu avant l'agression, ce qui s'est passé est inacceptable”.

“Il ne mérite pas de finir dans un bain de sang devant chez lui”

Ce mardi, le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour “violence avec arme et en réunion” après l’agression du blogueur Bassem Braiki. Le week-end dernier, Sadek, un rappeur originaire de la région parisienne, devait venir à Saint-Priest pour un showcase. L'événement avait été annulé après des menaces de perturbations venues des réseaux sociaux et une altercation numérique avait eu lieu entre Bassem Braiki et le rappeur. Ce dernier est finalement venu se faire justice lui-même dans la nuit de lundi à mardi, accompagné d’au moins trois autres personnes.

Un passage à tabac qu'il a revendiqué a plusieurs reprises. Incompréhensible pour David Metaxas : “Le mec prend la pause, fier de lu,i avec du sang sur les mains, alors que quelqu’un est sur un lit d'hôpital. Je ne vois pas, même dans le « rap game », la fierté à retirer de ça. Bassem ne fait pas l'unanimité. Preuve en est, je l'ai défendu à plusieurs reprises. Et je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit. Loin de là. Mais il ne mérite pas de finir dans un bain de sang devant chez lui”.

“Des douilles ont été retrouvées sur place”

Le blogueur est toujours hospitalisé dans un état préoccupant, mais son pronostic vital n'est pas engagé, assure l'homme de robe. Me Metaxas explique par ailleurs que le parquet de Lyon “s'est auto-saisi”. “Bassem n'a pas porté plainte parce qu'il n'en est pas capable physiquement du fait de son état de santé”, ajoute-t-il. Selon nos informations, des enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale sont allés le voir à l'hôpital pour réaliser une première audition. Par ailleurs, dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on peut remarquer l’utilisation de matraques télescopiques par les agresseurs. D'après l'avocat, ces derniers étaient aussi munis de “barres de fer et a priori d'armes à feu puisque des douilles ont été retrouvées sur place”. Les agresseurs de Bassem Braiki encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

Lyon  : que risquent les agresseurs du Vénissian Bassem Braiki  ?

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