Lyon : comment a évolué la pollution en 2018 ?

Lors de la commission générale sur la qualité de l’air, la métropole de Lyon a présenté un document sur les chiffres des polluants sur le territoire du Grand Lyon. Depuis 2007, tous les indicateurs notent des améliorations, cependant pour certains polluants la courbe s'est inversée entre 2017 et 2018.

Selon le dernier rapport du Plan oxygène présent par la métropole à la commission générale sur la qualité de l’air, les moyennes annuelles sont presque toutes en baisses depuis 2007. -28 % pour le dioxyde d'azote (NO2), -39 % pour les particules fines PM10, et-56 % pour les PM2 et le dioxyde de soufre (SO2). Seul l’Ozone est en augmentation de 32 % sur la période.

Entre 2017 et 2018, les valeurs d’ozone, des dioxydes d'azote et de soufre ont augmenté. D'après le Grand Lyon, 13 4000 personnes ont été exposées au-delà des seuils réglementaires de concentration moyenne d'Oxyde d'azote. S'agissant des particules fines PM10, personne n’a été exposé au-delà des seuils réglementaires, mais 11 % de la population métropolitaine a dépassé les seuils d'exposition de l'OMS.

Des sources de polluants diverses

Mis à part pour l'oxyde d'azote où ils représentent 60 % des sources d'émissions, les transports ne sont pas la principale cause de pollution dans la métropole, indique le document du Grand Lyon. Ainsi concernant les particules fines, moins de 25 % sont issus des transports, et seulement un peu plus de 10 % proviennent des voitures qui roulent au diesel. L'essentiel des émissions est produit par le secteur résidentiel et notamment par les chauffages individuels au bois. Enfin entre 10 % et 20 % de ces particules sont produites pas l'industrie, la production d'énergie et la gestion des déchets.

Quelle efficacité pour la circulation différenciée ?

Concernant les épisodes de pollution, le document analyse l'efficacité de la mise en place de la circulation différenciée du 26 au 28 juin dernier. Celle-ci a permis de réduire de 6 % les émissions d'oxyde d'azote et de “diminuer l'exposition des riverains des grandes voiries aux polluants primaires (NO2,PM)”. Il s'agit de la seule mise en place étudiée. Enfin concernant la réduction de la vitesse à 70 km/h sur le périphérique mise en œuvre depuis avril dernier, un bilan est prévu pour le premier semestre 2020.

1 commentaire
  1. renaud pierre - lun 9 Déc 19 à 18 h 56

    La Métropole aime à minimiser l'impact du trafic automobile en expliquant qu'elle n'est qu'une des sources de pollutions. Dans les faits, en ville, le principal polluant est le dioxyde d'Azote qui est émis à 80% par le trafic automobile. Concernant les particules fines, si on quitte l'optique Métropolitaine pour se resserrer sur Lyon/ Villeurbanne les particules fines restent essentiellement le résultat de l'auto, notamment le long des grands axes. Enfin, de lourds soupçons pèsent sur le fait que la réduction des PM dans le secteur automobile s'est faite par une présence d'autant plus importante de particules ultra-fines, plus nocives encore, mais qui ne sont pas repérés par les sondes Atmo (seule la mairie de Paris est en train de s'équiper du matériel adéquat pour les mesurer). Si on ajoute notamment le frottement des pneus, le réchauffement liés aux clims en période de canicule, la pollution engendrée par la multiplication des équipements routiers et la difficulté d'une végétalisation pourtant urgente de l'espace urbain quand celui ci est monopolisé à 80% par la voiture, il semble bien que la "question automobile" est au coeur d'une lutte contre la pollution en plus de celle contre le dérèglement climatique et pour la biodiversité. Cela étant dit, il est tout à fait légitime que la collectivité aide les particuliers à mieux s'isoler et à acquérir un chauffage bois performant, mais ne pas minimiser pour autant l'importance d'un changement radical de politique en terme de mobilité.

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