Lyon 3 : Pourquoi Gilles Guyot a-t-il été aussi lourdement sanctionné ?

Ils sont extrêmement sévères avec la façon dont Gilles Guyot a exercé sa présidence de l'Université entre 1997 et 2002. Le Cneser dénonce ainsi "un système de gouvernance où les procédures du service public étaient détournées au bénéfice d'une politique de favoritisme reposant notamment sur l'intimidation".
Le Cneser revient ensuite sur plusieurs "affaires", qui ont rythmé l'actualité ces dernières années, comme les conditions du recrutement par Lyon 3 de la sœur de Gilles Guyot, "constitutives de prise illégale d'intérêt et de favoritisme", la publication du nème15 de la Revue des Etudes Indo-européennes que Gilles Guyot "a fait payer, bien qu'il en nie la responsabilité, par l'établissement au mois de février 1999", ou l'autorisation donnée à Bruno Gollnisch d'être domicilié à l'Université "sans y habiter pour bénéficier d'une inscription sur les listes électorales de Lyon".
Le Cneser s'attarde aussi sur "la cérémonie de remise des insignes de l'ordre de la légion d'honneur, au mois de décembre 2001, par M. Raymond Barre à M. Guyot" lors de laquelle "ce dernier a fait "un doigt d'honneur" aux manifestants, parmi lesquels un adjoint au maire de la ville de Lyon, qui exprimaient leur hostilité à cet hommage". Pour le Cneser la conduite de Guyot "et la dépense engagée à son seul bénéfice" constituent "une atteinte à l'honneur et à la probité".
Pour sa part, Gilles Guyot dénonce dans le Progrès un "procès politique" : "On a voulu se débarrasser de moi parce que je défendais une horrible idéologie : j'ai voulu ouvrir l'université à la compétition mondiale moderne et pour certains, c'est incompatible avec le génie français". L'audience devant le Conseil d'Etat devrait se tenir d'ici un an.

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