LYON 2050 un futur vert

À quoi ressemblerait Lyon dans un futur vert ?
Nous nous sommes amusés à imaginer la ville avec tout un tas de systèmes énergétiques, existants, à l’état de projet ou même utopiques mais durables et renouvelables. Afin de mieux se représenter la ville, nous avons volontairement pris quatre endroits emblématiques de Lyon : la place Bellecour, le parc de la Tête d’Or, l’Hôtel-Dieu et les quais de Saône. Le résultat est frappant.

Une verrière photovoltaïque place Bellecour

Inspirée du futur Forum des Halles, à Paris, la place Bellecour est entièrement recouverte d’une canopée de panneaux photovoltaïques souples, immense structure semi-cristalline suspendue à une vingtaine de mètres de hauteur. La partie sud, au-dessus des tilleuls cordata, est enveloppée d’une couche transparente. La nuit, la “canopée” peut rester éclairée grâce à l’énergie accumulée dans la journée.
Du point de vue énergétique, 62 000 m2 de panneaux (soit la superficie de la place Bellecour) c’est 3 % de la production française actuelle d’énergie solaire photovoltaïque.

Des cerfs-volants énergétiques au parc de la Tête d’Or

Pour le parc de la Tête d’Or, nous avons privilégié un système qui rappelle l’enfance. Le système en question s’apparente à un immense carrousel. Il s’agit en réalité de centrales électriques à voile libre, installées sur les pelouses du parc. Inspirées du projet Kite Gen de l’italien Massimo Ippolito, les voiles géantes, sortes d’immenses cerf-volants, sont accrochées par de très longs câbles à une plateforme circulaire, huit mètres au-dessus du sol. Celle-ci est entraînée en rotation par la force des vents et entraîne une turbine pour produire de l’électricité.

Des éoliennes en ville

Vue du balcon de la place Rouville (pentes de la Croix-Rousse).
Au premier plan, des éoliennes verticales poussent sur les toits des immeubles. Avantage : elles fonctionnent avec des vents turbulents près du sol. D’autres éoliennes, plus grandes, sont plantées entre les habitations, lorsque la place le permet, et le long des axes routiers (arrière-plan). Des éoliennes ballon flottent également à plusieurs centaines de mètres du sol, effectuant des rotations autour d’un axe horizontal grâce à sa forme particulière de roue à aubes.
Au-dessus de la Saône, installé entre les quais Saint-Vincent et Pierre-Scize, un pont éolien qui profite des vents passant dans le couloir fluvial.

Des hydroliennes face à l’Hôtel-Dieu

En bordure ouest de l’Hôtel-Dieu, des hydroliennes géantes. L’idée : exploiter l’énergie du courant du fleuve. À l’instar de l’éolien qui utilise l’énergie cinétique de l’air, l’hydrolien se sert de l’énergie cinétique de l’eau, régulière et inépuisable. Au-dessus de l’eau, les turbines permettent de transformer l’énergie hydraulique en énergie mécanique, elle-même transformée en énergie électrique par un alternateur. Bien qu’aujourd’hui, les projets hydroliens ne captent que les courants marins ou de marée, les progrès technologiques permettront plus tard d’installer ces éoliennes sub-aquatiques au beau milieu des villes traversées par des fleuves.

Les illustrations de ce dossier ont été réalisées, en collaboration avec la rédaction, par Emmanuel Pignier de la société Logomotif, agence lyonnaise de graphisme et d'infographie.

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