Annonce location de studio contre services sexuels

Loue studio contre "services entre adultes consentants", Lyon centre

Les difficultés à trouver un logement dans les grandes villes semblent inspirer certains propriétaires peu scrupuleux à profiter de la situation, comme en témoignent ces annonces les relations sexuelles remplacent le loyer.

Une annonce proposant un appartement contre des services sexuels

L'annonce a indigné les internautes cette semaine. Sur le site de petites annonces Leboncoin.fr, un post de dimanche dernier propose de louer un studio à Lyon contre "des services entre adultes consentants". Une formulation aux sous-entendus sexuels à peine voilés. D'autant que l'auteur précise d'emblée que la proposition est "uniquement à destination des femmes". "Je ne répondrai pas aux hommes", précise-t-il. L'annonce a été signalée par une internaute et retirée.

Ces propositions de "logement contre services intimes" fleurissent régulièrement sur Internet, généralement sur des sites moins fréquentés, comme g-trouve.com, alors que les leaders du secteurs sont devenus plus réactifs face à ces dérives. Les destinataires sont le plus souvent des femmes, certaines annonces s'adressent à des hommes homosexuels.

"Logement contre services intimes"

Le phénomène concerne toute la France mais plus spécialement les grandes villes. Si certains "services", semblent se limiter à des tâches ménagères, d'autres annonces sont bien plus explicites. Comme celle de cet "homme sportif de 30 ans" qui propose un studio à Bordeaux "contre un service hebdomadaire étudiante". Il demande de joindre des photos au mail de prise de contact."Pas sérieux s'abstenir", précise-t-il. Proposition encore plus claire pour cette maison de 78 mètres carrés dans le Loir-et-Cher : "Recherche colocatrice à titre gratuit en échange de moment sexe". A l'inverse ce jeune homme parisien propose "services ménagers et intimes" à qui lui fournira un toit. 

Au cours du mandat précédent, les ministres Barbara Pompili et Cécile Duflot avaient souhaité assimiler cette pratique à du proxénétisme en déposant un amendement à la loi Duflot sur le logement. Amendement finalement retiré au motif que la loi contre le harcèlement permettrait de lutter contre ce type d'annonce. En Grande-Bretagne, où le phénomène sévit également, c'est par les réseaux sociaux que cette pratique a été dénoncée, sous le mot clé #SexForRent.

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