Les antinucléaires s'estiment autorisés à dévoiler des secrets défense

Le vice-procureur de Paris a informé vendredi l'association du classement " sans suite " d'une procédure de cinq ans, durant laquelle le militant a été placé deux fois en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI).

Lyon Capitale : Le classement sans suite est-il synonyme de soulagement après cinq ans d'enquête ?

Stéphane Lhomme : Oui, en partie. Notre joie reste malgré tout mitigée. Bien sûr, nous sommes contents, mais presque déçus que ça n'aille pas jusqu'au tribunal. La décision de me poursuivre était politique, et celle d'arrêter les frais l'est tout autant. Le plus drôle dans la lettre du vice-procureur, c'est qu'en gros il nous dit : " C'est super grave de dévoiler des documents confidentiels, mais on vous laisse tranquille. "

Une pétition a réuni 30787 signataires en votre faveur. Est-ce cette mobilisation qui a payé ?
Plus que des signatures, les autorités ont eu peur de la mobilisation qu'annonçait le soutien de tous ces gens. Imaginez les conséquences d'un procès, la publicité pour notre association et l'impact négatif pour EDF et Areva... Le raisonnement est simple : " Ils vont nous emmerder un maximum, alors on laisse tomber. "

Si vous mettez la main sur d'autres documents confidentiels, les diffuserez-vous ?
Nous n'hésiterons pas une seconde à les diffuser. On se sent autorisés à le faire. Notre source chez EDF s'est logiquement recroquevillée ces derniers temps, mais si d'autres gens sont intéressés... Par ailleurs, l'association et moi-même sommes parties-civiles dans l'enquête sur les opérations illégales d'espionnage d'EDF, qui concerne également Greenpeace. Nous continuons nos actions dans le monde entier, notamment contre les réacteurs EPR.

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