Le GIPN fête ses 40 ans à St-Cyr-au-Mont-d'Or en présence de Manuel Valls

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était le 15 octobre, à St-Cyr-au-Mont-d'Or (69) pour fêter les 40 ans du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN). Il a remis la médaille de la sécurité intérieure à seize de ses membres et assisté à une démonstration du savoir-faire de ces policiers. Récit d'une cérémonie haute en couleur.

"Présentez, un pas en avant ! Marche !" Le classicisme militaire de la cérémonie n'a en rien altéré l'intérêt de la démonstration qui a eu lieu ce lundi pour les 40 ans du GIPN à Lyon. Après la remise de médailles à seize membres de l'unité d'élite par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le directeur de la Police nationale, Claude Balland, et le préfet délégué à la sécurité, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts, les officiels ont assisté avec leurs familles et les journalistes à une démonstration des moyens et savoir-faire du GIPN à l'école de la Police nationale de St-Cyr-au-Mont-d'or.

Un scénario avait été imaginé pour l'occasion. Deux forcenés arrivent au volant d'une 405 blanche sur le parking de l'école, à grande vitesse, suivis d'un véhicule de police. Ils se garent, descendent de voiture et prennent en joue les malfaiteurs, leur demandant de mettre les mains en l'air. Echange de coups de feu. Un policier est blessé au flanc. Il s'effondre. Son collègue prévient la centrale. Dix minutes plus tard, le GIPN arrive en camion blindé. Trois camions de ce type sont disponible à Lyon, Strasbourg et Marseille. A terme, toutes les unités devraient en être dotées. Ils transportent 12 hommes.

Des médecins notamment, qui évacuent le blessé, et des membres du GIPN qui déploient un poste de commandement (PC) à proximité du bâtiment où se sont retranchés les malfaiteurs (un bâtiment de l'école de police de St-Cyr). Pendant ce temps, un hélicoptère de la Gendarmerie nationale dépose une colonne d'assaut à proximité du bâtiment, en tenue de camouflage. Les malfaiteurs tirent par la fenêtre du bâtiment : « Dégagez ! » Quelques minutes après, un nouvel hélicoptère arrive au-dessus du toit du bâtiment, des tireurs d'élite descendent à l'aide de cordes sur le toit.

Tous les membres du GIPN reçoivent une formation à l'aérocordage à l'école de haute montagne de Chamonix. Enfin, cinq membres du RAID, spécialistes de la négociation, arrivent sur les lieux. L'un des malfaiteurs tente de se sauver par le côté du bâtiment. Il est arrêté par une équipe cynophile qui lance un chien à ses trousses. Le chien cherokee attrape le malfaiteur par le bras et le neutralise. Trois gardiens du GIPN l'interpellent, protégés par des boucliers.

La reddition du dernier malfaiteur semble mal engagée, aussi le PC décide-t-il de lancer l'assaut. Tandis que les membres du GIPN s'introduisent discrètement dans le bâtiment – ils sont suivis en direct dans leur évolution sur l'écran d'ordinateur du poste de commandement –, une grenade à détonation est projetée contre l'aile gauche du bâtiment pour créer une diversion. A l'intérieur, le malfaiteur est interpellé. L'intervention aura duré 25 minutes.

Le GIPN dispose de dix formations en France : sept sur le territoire métropolitain, dont une à Lyon, et trois outre-mer. Les membres du GIPN dépendent de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) et interviennent la plupart du temps dans l'évacuation de forcenés. Ils sont formés aux techniques amphibies, à l'aérocordage, au tir de précision et aux sports de combat. Hier, Manuel Valls a salué "cette élite de notre pays qui intervient dans des conditions extrêmement difficiles pour protéger les Français des forcenés et des terroristes". Il a rencontré à huis clos quelques anciens membres du GIPN et leurs familles pour leur témoigner la reconnaissance de la France pour le travail effectué ces dernières années.

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2 commentaires
  1. Tryph - 16 octobre 2012

    25 minutes pour une intervention de bout en bout: c'est beau les simulations.dans la réalité, c'est pas aussi rapide. quand, un soir au début de l'été, un gars tirait des coups de grenaille dans son appartement en écoutant de la musique à fond dans la rue de la Quarantaine, il a bien fallu une bonne demie heure avant que le GIPN arrive sur les lieux. et 2 heures plus tard, l'assaut n'était toujours pas donné.mais c'est vrai que y avait pas de personalités politiques pour admirer la scène ce soir là.

  2. Erick69 - 18 octobre 2012

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