Vue de Fourvière que l’on peut apprécier depuis la Maison de Lorette © Lorène Paul

Le festival de musique Superspectives fait son retour à Lyon

Le festival de musique contemporaine Superspectives est de retour à Lyon du 18 juin au 11 juillet pour une troisième édition, sur les pentes de la colline Fourvière.

Pendant un mois, du 18 juin au 11 juillet, le festival de musique contemporaine Superspectives propose, pour sa troisième édition, un vaste programme, qui s'articulera autour de deux "Terrasses", l'une gratuite et l'autre payante, installées sur les pentes de la colline de Fourvière.

Ce festival, créé en 2018, souhaite faire découvrir au public des artistes "inclassables", comme Christophe Chassol, compositeur hors normes, utilisant la méthode de l'"ultrascore", qui consiste à enregistrer des sons qui l'intéressent (des enfants en train de jouer, par exemple) et créer à partir de cela une composition unique. L'ensemble de la programmation se veut assez éclectique et s'ouvre ainsi à de nombreux styles musicaux comme le jazz, le classique, l'électro ou encore les musiques du monde. Un moyen pour les organisateurs de s'adresser à un "public le plus large" possible et à tout type de mélomane. Le festival se félicite par ailleurs d'"attirer de nombreux jeunes", puisque les moins de 26 ans représentaient, lors de leur première édition, 40 % du public.

Enfin, en étroite relation avec les principaux acteurs de la formation musicale lyonnaise comme le Conservatoire de la Région, le Conservatoire national supérieur de Lyon, l'Opéra ou le Musée des Confluences, les organisateurs souhaitent donner la priorité aux musiciens de la région.

Le parti pris du "Silence"

Dans son avant-propos, le festival, qui ne s'est pas laissé contraindre par un thème pré-choisi, précise avoir rétrospectivement placé l'évènement sous le "signe du silence". Ce choix peut paraître paradoxal pour un festival de musique, mais prend en réalité tout son sens face aux prestations des artistes. En effet, le "Silence" fait écho à des productions artistiques tantôt engagées ("le silence des opprimés"), tantôt intimes ("le silence propice à l'oraison") mais aussi à une frustration accumulée pendant la crise sanitaire. Les confinements successifs et les mesures sanitaires ont en effet forcé le monde de la culture à se "taire" pendant des mois, plus encore lorsque l'on songe aux festivals.

Cette idée de silence, par ailleurs fondamentale en musique classique, mets l'accent sur l'avant et après spectacle, un moment suspendu qui "présuppose et prolonge indéfiniment toutes nos plus belles émotions", expliquent les organisateurs. En d'autres mots, le spectateur est amené à apprécier l'attente et la curiosité d'avant morceau, ainsi que l'état de contemplation et de réflexion dans lequel il se trouve lorsque celui-ci s'achève.

La "Terrasse Nord", gratuite et décontractée

En dehors de la "Terrasse Sud", payante, les Superspectives proposent également une programmation intégralement gratuite sur la "Terrasse Nord", incluant danse contemporaine, performances live, et DJ sets, dans le respect du protocole sanitaire.

La crise sanitaire a été "contraignante" et a forcé à "s'adapter", souligne l'organisateur du festival contacté par Lyon Capitale. De fait, pour cette programmation gratuite où la "musique debout" est interdite, les "DJ sets mélomanes" ont dû innover. Les compositions sont ainsi amenées à être "plus créatives", les DJ pouvant proposer un autre type de musique, plus calme, sans impératif d'efficacité.

D'autre part, sera proposée sur cette terrasse une "discothèque", au sens premier du terme. Les festivaliers pour profiter de sessions d'écoutes collectives d'albums. L'expérience se veut "très accessible, très simple", pour ceux qui veulent aussi simplement profiter de la vue et du bar.

Un cadre unique

La Maison de Lorette, ou "Maison Pauline Jaricot", du nom de son ancienne propriétaire, qui accueille le festival est une fabuleuse bâtisse cinq fois centenaire, construite en 1520 sur les pentes de la colline de Fourvière.  Un lieu, classé aux Monuments historique, et aujourd'hui propriété des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), partenaire du festival, dont les magnifiques jardins et la sublime vue de Lyon offrent au festival un cadre idyllique.

Plus d'informations sur le festival à retrouver sur le site internet de l'évènement, accessible également pour les réservations. Le prix des billets oscille entre 18 et 25€ (dépendant du type de tarif et de la représentation), mais plusieurs spectacles proposés sont gratuits.

Lire aussi : Nuits Sonores à Lyon : une programmation qui valorise la scène lyonnaise

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