Un chantier au rythme du protocole sanitaire / © Antoine Merlet
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Le BTP navigue à vue dans le monde d’après à Lyon

Le monde du BTP a été le premier à reprendre le travail. Bien avant le déconfinement. Les premiers retours d’expérience ne sont guère encourageants pour les autres secteurs. La reprise des chantiers s’est traduite par une perte de productivité et de nombreux surcoûts. Pour se refaire, les entreprises attendent désormais beaucoup du plan de relance européen.

Au sens propre comme au figuré, le secteur du BTP a essuyé les plâtres. Aux premiers jours du confinement, les entreprises s’étaient confinées avant d’être remises, à marche forcée, sur le chemin des chantiers par le gouvernement. Le BTP fait donc figure de pionnier de la reprise et les enseignements livrés ne vont pas rassurer le reste de l’économie. Loin de la précision des sciences économiques, on a coutume de dire que lorsque le bâtiment va, tout va. Dans la métropole, le BTP pèse 10 % du PIB et 50 000 salariés. Aujourd’hui, ce secteur toussote et a rapidement remisé ses rêves de rattraper le temps perdu en mars. Il n’a pas trouvé de recette miracle et se contente du système D, une activité en mode dégradé dans la novlangue du coronavirus. “Aujourd’hui, 80 % des salariés ont repris le travail et 80 % des chantiers ont ouvert. Mais il est illusoire d’imaginer que nous pourrons rattraper le temps perdu. Avec la crise sanitaire, nous avons une perte de 30 à 80 jours de production. Dans le bâtiment, nous devrions assister à un recul de 25% du chiffre d’affaires pour l’année 2020”, trace Samuel Minot, président de BTP Rhône et Métropole.

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