LA SOLIDARITE PASSE PAS LE TICKET TCL

"Faux !" s'insurge un collectif nommé Ticket Solidaire Lyonnais (TSL). "Tout simplement parce que le prix d'un euro cinquante est trop élevé pour certaines personnes". Ces étudiants qui préfèrent garder l'anonymat entendent bien faire du ticket le support concret d'une solidarité active. Comment ? En partageant son ticket. Le voyageur qui ne l'a pas utilisé pendant la totalité de sa validité (une heure) est encouragé à laisser son ticket sur les bornes à la sortie du métro ou de le donner directement. "C'est une pratique déjà assez répandue, en faisant cette action dans le métro on veut seulement la populariser". La dizaine de membres du collectif ont réalisé plusieurs vagues d'affichage d'autocollants dans le métro depuis le milieu de juin. Le matériel est basique : une affichette A4 sur laquelle est dessinée une cible pour déposer son ticket, et
une série d'autocollants détournant les avertissements des paquets de cigarettes : "Déposer son ticket, un réflexe solidaire" ou encore "Partager peut améliorer la sociabilité dans les transports et provoquer l'amabilité". Du côté de Kéolis (l'entreprise qui gère les TCL), on apprécie modérément cette campagne d'affichage sauvage et les affichettes sont systématiquement arrachées. Car plus de tickets partagés, c'est aussi moins de tickets achetés...

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