La démolition de l’UC1 est subventionnée à 67 % par l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain (ANRU) et à 10 % par la Métropole de Lyon.

L'UC1 Bron-Parilly près de Lyon, sera démoli d'ici l'été 2022

Située en bordure du boulevard périphérique, la barre d'immeuble UC1 Bron-Parilly va être détruite d'ici l'été 2022, annonce Lyon Métropole Habitat, ce vendredi 30. Un chantier d'ampleur.

L’UC1 de Bron Parilly, un nom barbare qui désigne la barre d'immeubles située en bordure du boulevard périphérique. Programmée en octobre 2020, sa démolition se déroulera sur une durée totale de 2 ans, jusqu’à l’été 2022, annonce ce vendredi 30, Lyon Métropole Habitat. Une démolition qui devrait être compliquée.

De fait, l’UC1 étant situé en bordure du périphérique, "une démolition par explosion n’aurait pas été judicieuse du fait des nombreuses contraintes liées à ce type de procédé. Lyon Métropole Habitat a donc choisi la démolition mécanique", décrypte le communiqué.


Au préalable, la mission de relogement des 300 familles a duré 4 ans, de 2016 à 2020.


La première étape sera le désamiantage du bâtiment. Puis son écrêtage pour les niveaux supérieurs, avant d'en finir avec la démolition par pelle des niveaux restants. Il faudra ensuite procéder au remblaiement du terrain et au tri des déchets du chantier. Au préalable, la mission de relogement des 300 familles a duré 4 ans, de 2016 à 2020. Le coût global de la démolition s’élève à 10,50 millions d’euros (hors-taxe) dont 4,14 millions d’euros pour le désamiantage. Cette opération est subventionnée à 67 % par l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain (ANRU) et à 10 % par la Métropole de Lyon.

3 300 tonnes de terre seront utilisées pour le terrassement du site

Construit en 1959 par les architectes Franck Grimal et Laurent Gagès, ce bâtiment de style "après-guerre" devait permettre d'en finir avec les bidonvilles de l’agglomération lyonnaise. En effet, plus de 330 familles pouvaient vivre dans ce "paquebot" de 230 m de long et haut de 14 étages. En quelques chiffres, l'UC1 c'était : environ 800 habitants, 40 000 tonnes de béton, soit environ 20 000 m3.

Pour l'anecdote, "un « tapis suspendu » de la hauteur du bâtiment protègera les travaux des regards, pour éviter de distraire les automobilistes, et limitera la dispersion des poussières" explique Lyon Métropole Habitat.

550 tonnes d’acier et de métaux issus de la démolition seront valorisés

 

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