Kem One : le ton monte contre Gary Klesch

Chez Kem One, la CGT durcit le ton à l’encontre de l’ancien actionnaire américain Gary Klesch qui n’a toujours pas cédé "l’aval" de la production comme prévu au moment de la reprise du groupe en décembre dernier.

Le groupe chimique Kem One, dont le siège social est basé à Lyon, traîne encore un gros boulet derrière lui. Ce mardi, une réunion s’est tenue entre le préfet du Rhône Jean-François Carenco et une délégation de la CGT. Le motif ? L’ancien actionnaire américain, Gary Klesch, s’était engagé à laisser, au moment de la reprise du groupe par Alain de Krassny, la partie "aval" (fabrication de tubes) de la société pour un euro symbolique. " Ce qui m'intéresse, c'est s’il va céder l'aval (...) Sinon on va se fâcher de nouveau. Je suis prêt à tourner la page, mais il n'a pas intérêt à mentir", avait prophétisé, à l'époque, le Préfet du Rhône.

Aujourd’hui, aucune cession n’a encore été constatée. D'après la CGT, Gary Klesch profite de la situation : "Il prend 500 000 euros de management fees (somme payée à une société mère en contrepartie de services administratifs) par mois. Ce qui fait 3 millions d’euros depuis décembre", indique Jérôme Guillemin, représentant de la CGT, et secrétaire du Comité d'entreprise (CE) de l'usine de Saint-Fons (Rhône)

À l’issue de la réunion, Jean-François Carenco a sollicité le Procureur de la République. Contacté par nos soins, le Préfet du Rhône n’a pas souhaité réagir. Du côté de la CGT, "nous allons saisir le Procureur – d’ici la fin de semaine - ou lancer une action en justice".

Kem One sort d’une année 2013 compliquée. L’entreprise qui emploie actuellement 1200 personnes sur 8 sites, a été placée en redressement judiciaire le 27 mars 2013. Avant qu’un projet de reprise, porté par l’industriel français Alain de Krassny et le fonds d'investissement américain OpenGate Capital, ne soit validé par le tribunal de commerce de Lyon le 20 décembre dernier.

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