"Je vais retrouver ma fille"

Ceci est la seule phrase du texto que Norbert Mas a envoyé à son ex-concubine avant d’assassiner sa fille de 9 ans et d’attenter à ses jours. Un acte de désespoir lié à une peur irrépressible de se sentir seul.

Vendredi matin les policiers du commisariat de Meyzieu découvrent à son domicile le corps inanimé de Norbert Mas et de celui de sa fille âgée de 9 ans. Elle est déjà morte depuis moins de 8 heures. Quant au père, il gît à côté de sa fille, les bras tailladés et ballants, hors du lit. L’autopsie de la fille révèle que son père l’a tout d’abord endormie avec des comprimés - une soixantaine avouera-t-il –mélangés à du fromage blanc. Il l’a ensuite étouffé, cause véritable de la mort. Le père a alors été très vite hospitalisé mais aucun pronostic vital n’a été entamé. Passant aux aveux dans l’après-midi, il est placé en garde à vue. Actuellement il se trouve en prison pour meurtre aggravé et risque la perpétuité.

Une lettre accusatrice

Selon Xavier Richaud, procureur de la République, les raisons qui ont poussé cet homme ordinaire à agir ainsi ne sont pas inhérentes à la maladie de sa fille. En effet elle était autiste et scolarisée dans un établissement spécialisé. Mais le témoignage de l’ex-concubine qui a quitté Norbert Mas jeudi soir, ainsi que la lettre que celui-ci a écrite avant de passer à l’acte, mettent en relief la détresse dans laquelle il vivait. La femme avait déjà envisagé il y a quelques mois de se séparer de lui mais face au chantage sentimental qu’il exerçait - il menaçait déjà de se suicider – elle est restée. Jusqu’à ce jeudi. Et dans la lettre, il n’hésite pas à la juger responsable de son geste. « Il avait peur de se sentir seul, abandonné » confirme le procureur.

David LOPES

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