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Grève des éboueurs à Lyon : négociations et risque sanitaire sur la table

Dans un communiqué, David Kimelfeld réagit à la grève des éboueurs, actuellement en cours sur la métropole de Lyon et soulève la question du risque sanitaire. Les négociations vont être avancées.

Le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld a réagi dans un communiqué à la grève des éboueurs sur le territoire hors Lyon et Villeurbanne : "Je suis en lien étroit avec les maires des communes concernées ainsi qu’avec la Préfecture et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour n’exposer aucun citoyen du territoire au moindre risque sanitaire et lié à la sécurité". Doit-on s'attendre à des réquisitions en dernier recours si la situation n'avance pas ? Pour l'instant, aucune précision n'a été donnée.

Négociations avancées

En parallèle pour trouver une issue au conflit, des négociations seront organisées dès le mardi 26 avec les représentants des organisations syndicales. De même, d'autres négociations sur le régime indemnitaire de l'ensemble des salariés de la collectivité, qui devait se tenir le 29 mars sont avancées au 27 mars. Cette réunion était prévue bien avant  le mouvement de grève selon la métropole. "Une négociation est en cours sur le régime indemnitaire des agents de la Métropole et devrait déboucher sur le vote d’une délibération avant l’été. Nous sommes dans une négociation globale qui concerne tous les métiers. La discussion menée avec ceux de la collecte ne peut pas être déconnectée du reste", précise le président de la métropole dans ce même communiqué.

Un mouvement parti des agents

En 2012, la grève avait duré 18 jours. Mobilisés depuis le mardi 19 mars, les agents de la métropole demandent une "revalorisation de leur pouvoir d'achat" et se mobilisent contre les tournées l'après-midi ou le fait d'avoir une seule personne à l'arrière du camion. La semaine dernière, Mohamed Messai, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière, confiait : "ce qui est en train de se passer est très proche du mouvement des gilets jaunes à ses débuts. C'est la première fois qu'on voit ça". En effet, le mouvement est parti des agents et non des syndicats. Par ailleurs, le personnel a bloqué ce lundi matin un incinérateur de Gerland (lire ici).

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