Illustration police © Tim Douet

Grenoble, le "Chicago français" selon un syndicat de police

Alors que le ministre de l’Intérieur était en déplacement dans le Vercors ce vendredi, le syndicat de police Alliance Police Nationale dénonce l’insécurité "catastrophique" de la ville, qualifiée de "Chicago français".

La métropole alpine fait parler d’elle ces derniers jours. Quelques jours après le meurtre d’Adrien Perez, le syndicat Alliance Police Nationale se fait entendre à travers un communiqué de presse. Le syndicat dénonce une violence "catastrophique", "63 % plus élevée que dans les villes de même taille". Les nombreuses agressions au couteau ou à l’arme à feu recensées les dernières semaines à Grenoble inquiètent le syndicat qui craint que "dans peu de temps la loi de la rue remplace celle de la République" si la zone n’est pas considérée comme une zone prioritaire qui nécessite un renforcement des effectifs.

Le "mépris" de Collomb

Alliance Police Nationale assure avoir déjà attiré l’attention sur la situation grenobloise. En appui, il cite les propos de Jean-Yves Coquillat, procureur de la République à Grenoble, qui affirmait déjà l’année dernière n’avoir jamais vu "une ville de cette taille aussi pourrie et gangrénée par le trafic de drogue". Si Gérard Collomb promet la création de 10 000 postes de policiers d’ici à 2022, le syndicat est plutôt mécontent du ministre de l’Intérieur qui, en vacances dans le Vercors, a rendu visite aux secouristes de montagne. Pour Philippe Lepagnol, secrétaire général du syndicat, "c’est une sorte de mépris […] Le travail est compliqué actuellement dans une ville très tendue du fait du trafic de drogue et des règlements de compte." Philippe Lepagnol n’hésite pas à qualifier Grenoble de "Chicago français."

Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’Intérieur déçoit les Grenoblois, puisqu’il a refusé d’intégrer la cité alpine dans l’expérimentation de la police du quotidien, qui devrait débuter dès la rentrée de septembre. Un oubli qui n’a pas manqué de faire réagir les élus locaux. "Tous les signaux sont là. Il faut être aveugle pour ne pas voir que les stupéfiants rongent totalement notre agglomération et que les policiers nationaux manquent de moyen pour enrayer le fléau", s’insurge Elisa Martin, première adjointe à la municipalité de Grenoble.

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