Fermeture de Veninov : Michèle Picard écrit à Michel Delpuech

Après l’annonce de la fermeture de Veninov à Vénissieux, Michèle Picard a écrit au préfet pour solliciter l’organisation d’une table ronde “en présence de l’ensemble des partenaires concernés”.

Dans une lettre adressée à Michel Delpuech, le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône, Michèle Picard a sollicité l'organisation d'une table ronde "en présence de l'ensemble des partenaires concernés", après l'annonce de la fermeture du site vénissian de Veninov, une entreprise spécialisée dans la toile cirée.

"Une situation aussi incompréhensible qu'inacceptable au vu de l'investissement des différents partenaires institutionnels, notamment de l'État", gronde la maire de Vénissieux.

"La région Rhône-Alpes et le Grand Lyon se sont impliqués financièrement à hauteur de 140 000 euros dans la perspective d'une relance de l'activité au plus tôt. Pour sa part, la Ville de Vénissieux a assuré la valorisation du site au travers de son entretien et de la protection de l'outil industriel. Une implication financière municipale de près de 30 000 euros", explique Michèle Picard.

Elle a aussi rappelé que "le tribunal de commerce de Nanterre, dans son ordonnance de mai 2013, [avait] fait injonction au groupe Windhager [qui avait repris l'entreprise Veninov en 2012 après une liquidation judiciaire en 2011, NdlR] de respecter ses engagements : le redémarrage de l'activité, des investissements pour le matériel et les locaux et la reprise de vingt ex-salariés du site".

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Pierre-Yves Gomez © Antoine Merlet
Pierre-Yves Gomez est économiste, essayiste et professeur à l’EM Lyon, où il dirige l’Institut français de gouvernement des entreprises. Dans L’Esprit malin du capitalisme (Desclée de Brouwer, 2019), il montre comment le capitalisme s’approprie tous les aspects de notre existence et dans quelle mesure il influence nos modes de vie. Entretien.
1 commentaire
  1. nico-yzfr6 - 11 octobre 2016

    C'est pas une table ronde, mais un tribunal qu'il faut avec le repreneur sur le banc des accusés : ils n'ont jamais joué le jeu, piqué les brevets et les terrains d'une société centenaire. A vomir.

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