Etienne Blanc et les têtes de liste de la droite aux municipales à Lyon
Etienne Blanc et les têtes de liste de la droite aux municipales à Lyon / D.R

Étienne Blanc (sur)joue le renouvellement à Lyon

Pour partir à la conquête de Lyon, Étienne Blanc va s'appuyer sur une nouvelle équipe. Sur ses neuf têtes de listes, ils ne sont que deux à siéger au conseil municipal. Ce renouvellement est autant voulu que contraint par un personnel politique de la droite lyonnaise qui se vide régulièrement depuis quelques années.

Ce mercredi, Étienne Blanc, le candidat investi par Les Républicains dont il prend ses distances, a présenté ses neuf têtes de listes pour les arrondissements lyonnais. "Nous avions pris l'engagement de renouveler nos listes, l'engagement est tenu", s'autocongratule Étienne Blanc. Sur les neuf candidats, deux siègent au conseil municipal (Stéphane Guilland, 8e, et Pascal Blache, 6e) et deux autres en conseil d'arrondissement (Myriam Fogel-Jedid, 1er, et Emilie Desrieux, 7e). Plus original, Karine Gaudinet-Guerin, la tête de liste du 9e, finit un mandat d'élu à Saint-Genis-Laval, mais travaille dans le 9e. Anne Pelet, tête de liste dans le 4e après avoir été candidate dans le 2e en 2008, siège à la région dans la majorité de Laurent Wauquiez, mais a fait campagne avec David Kimelfeld et les marcheurs aux Européennes en mai dernier. L'élue régionale Modem s'est présentée d'elle-même en caution centriste. À ses côtés, Étienne Blanc fait des bonds  : "il n'y a pas de cautions, pas d'addition d'étiquettes".

Le ménage par le vide

Dans les faits, Étienne Blanc a parié sur une addition par soustraction en procédant à un grand ménage. "Je veux des gens qui s'investissent et qui ne sont pas là en raison de leur étiquette. Le deuxième critère que j'attends, c'est le réseau qu'ils peuvent apporter. Le dernier aspect, c'est l'état d'esprit. Je ne veux pas entendre de déchirement. Les divisions nous ont fait perdre depuis 20 ans", pointe Étienne Blanc. Une manière polie de souligner tout ce qu'il n'a pas trouvé dans le personnel politique local. Interrogé sur la qualité des ressources humaines dont il disposait, le premier vice-président de la région répondait, ces dernières semaines, par une pirouette  : "joker".

Avec les centristes, plus rien d'automatique

"J'ai fait un travail de bénédictin", vante Étienne Blanc à l'heure de rappeler qu'il veut mettre fin à des rancoeurs qui divisent durablement la droite la droite lyonnaise. Celui qui sera candidat dans le 3e arrondissement, mais pas tête de liste, n'a pas voulu donner de noms, mais tous les regards se sont tournés vers Denis Broliquier dont l'absence était remarquée. Le maire divers droite du 2e arrondissement s'était fait désirer avant de rejoindre la droite en 2008 puis en 2014. En 2020, Étienne Blanc n'a pas attendu. Les portes sont fermées, mais les fenêtres restent ouvertes pour l'UDI. Pierre Oliver, 28 ans et néophyte, portera donc les couleurs de la droite dans l'un des deux arrondissements à avoir résisté aux vagues Collomb. Les centristes expliquent eux ne pas avoir voulu le rejoindre. "Denis Broliquier ne veut plus être maire d'arrondissement. Il lui a été proposé d'être tête de liste sur la circonscription métropolitaine", explique Étienne Blanc. Denis Broliquier l'a rapidement repris de volée en lui enjoignant de ne pas parler à sa place. Ironie de l'histoire, c'est donc Étienne Blanc, l'ancien lieutenant de Charles Millon à la région en 1998, qui aura été le fossoyeur des millonistes lyonnais.

Inexpérience

Le choix du renouvellement est aussi celui de l'inexpérience. "Je me sens ringard alors que je ne suis élu que depuis 2014", s'amuse Pascal Blache, maire divers droite du 6e. À l'heure de ferrailler face à une majorité sortante, s'appuyer sur des candidats trop tendres pourrait s'avérer être un handicap. Mais Étienne Blanc affiche toujours une sérénité qui peut paraître hors sol au vu de l'état de la droite. "Je constate qu'entre les écologistes, les Inousmis et la majorité sortante, l'entente n'est pas cordiale. Ca nous laisse des opportunités", envisage Étienne Blanc qui mise aussi sur la faiblesse des autres. Ce qui confirme Pascal Blache : "Étienne Blanc est le seul qui veut être maire de Lyon. Gérard Collomb et David Kimelfeld ne parlent que de la métropole. Nous c'est la ville".

à lire également
Equipage de la Police nationale à Lyon © Tim Douet
Face aux problèmes créés par le trafic de cannabis, la municipalité villeurbannaise sortante avait lancé une grande concertation sur la dépénalisation. Un choix jugé aujourd’hui risqué électoralement. Les remontées des habitants sur la tranquillité publique ne sont pas élogieuses.
3 commentaires
  1. val - 3 octobre 2019

    une belle équipe de futurs battus ... blanc est inconnu à Lyon ... qui peut voter pour eux ?

    1. vieux caladois - 3 octobre 2019

      c'est surtout un bressan !

  2. val - 3 octobre 2019

    et en plus si ils sont soutenus par wauquieze ils partent avec un sacré handicap

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure


derniers commentaires
Faire défiler vers le haut