ENTRETIEN : JEAN-PIERRE LACROIX, LE DEPART DU P'TIT GONE

Pour Lyon Capitale il revient sur "son métier, sa mission, sa passion" et sur ses trois ans à Lyon.

Lyon Capitale : Après trois ans et demi passés à la tête de la préfecture de Rhône-Alpes et du Rhône, vous êtes contraint à la retraite...
Jean-Pierre Lacroix : J'ai toujours exercé ce métier de fonctionnaire du voyage avec passion. A Lyon, c'était le retour du p'tit gône qui avait longé les murs de la préfecture sans jamais pensé qu'il y reviendrait un jour.

Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je ne le sais pas de façon claire et définie mais j'affiche la volonté de faire quelque chose ! Je peux encore rendre quelques services soit par des activités de réflexion et d'échange, soit dans le monde associatif. Dans tous les cas, je resterai à Lyon parce que mon épouse et moi sommes heureux de vivre ici.

Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l'action du préfet. Finalement à quoi servez-vous ?
Il y a un nécessaire travail de clarification de notre action quand on sait que certains pensent que nous ne sommes là que pour organiser des réceptions ! C'est un métier dans lequel on exerce trois types de mission. La première est une mission régalienne de représentation de l'Etat et de sécurité publique. Et à ce propos, j'ai été particulièrment fier de voir que pendant ces trois ans et demi, la délinquance générale a baissé. La deuxième mission est de faire fonctionner l'administration territoriale de l'Etat avec un effort de clarification et de simplification. Troisième mission : le préfet est le partenaire du développement départemental et régional. C'est tout le travail sur les pôles de compétitivité et les infrastructures, avec notamment la construction de nombreuses autoroutes : A89, A432, A45, A 41, A48. Sans oublier le COL, pour lequel il faudra nécessairement trouver une solution !

On parle souvent de Lyon comme d'une ville où il ne se passe pas plus de chose que dans une sous-préfecture...
C'est faux ! C'est une métropole européenne sans aucun doute parce qu'elle a ce dynamisme et cette jeunesse. Ce n'est pas tout à fait par hasard si dans cette région, il y a le quart des pôles de compétitivités alors que nous représentons seulement 10 % de la population. Les infrastructures doivent être développées au risque d'étouffer ce dynamisme. Il faut consacrer ce rôle de métropole. Nous avons des chances qu'il ne faut pas rater. Ces chances sont dans le futur quart de siècle. 2025 consacrera Lyon métropole européenne.

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