ENTRETIEN AVEC : PATRICE PAPELARD, DIRECTEUR ARTISTIQUE DES INVITES DE VILLEURBANNE

Historiquement, il y a une vraie tradition de fêtes gratuites et conviviales, c'est une spécialité de la ville de Villeurbanne depuis 30 ans : Villeurbanne en Fête, les Eclanova, la Folia...
Alors, pour répondre à votre question, c'est un festival "pas pareil'' parce que Villeurbanne est une ville "pas pareille''.
L'histoire de Villeurbanne, sa richesse culturelle, se sentent tous les jours. Il respire ici un esprit de tolérance et d'acceuil. Vivre dans cette ville, c'est quelque chose de fort. Comme on dit ici : "On vient tous de quelquepart et on est tous d'ici".

Le festival est entièrement gratuit. En quoi est-ce important pour l'esprit et l'identité de l'événement ?
Artistiquement, le fait que ce soit un festival gratuit permet de faire passer la scénographie et le choix des artistes au premier plan. Et puis le sens même des arts de rue, c'est d'aller chercher le public dans la rue. Par tradition, les arts de rue sont gratuits et accessibles au plus grand nombre. Les Invites donnent la possibilité à des publics "non-culturels" de découvrir des artistes et des pratiques artistiques en tout genre. C'est leur soir, c'est leur ville, c'est leur quartier ! Enfin, il faut aussi souligner que, pour nous, la gratuité a vraiment du sens, ce n'est pas un argument de communication.

Cette année, les Invites fêtent leur sixième anniversaire. Quels sont les projets futurs de Villeurbanne Spectacles Vivants, l'association qui gère les Ateliers Frappaz et met en oeuvre le festival ?
Aujourd'hui, la ville, le quartier savent ce qu'on fait, grâce au festival mais aussi grâce aux apéros que nous organisons tous les mardis soirs. Mais aussi par les résidences d'artistes et la médiation à l'année avec les habitants. Il faut maintenant agrandir notre territoire et consolider les Ateliers Frappaz.

L'un de nos objectifs est de continuer et de renforcer les résidences de création dans le domaine des arts de la rue, tant régionalement que nationalement. Au regard des rendez-vous de sorties d'ateliers, proposés en 2006-2007, préfigurer une saison de diffusion artistique à l'année. En septembre par exemple, on va réaliser les décors pour une fiction de Fouad Chergui dans le quartier Jacques Monnod.
Et puis continuer beaucoup de créations originales dans le cadre des Invites et des résidences.

On avance, on consolide. Comme à l'habitude de dire : "Il vaut mieux le faire et pouvoir le dire que le dire et ne pas pouvoir le faire !"

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