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Éducation : retrouver le plaisir d’apprendre

Pour bon nombre d’adolescents, apprendre relève de la corvée. En effet, que ce soit en classe ou à la maison, le travail scolaire est rarement effectué avec entrain. Pourquoi les jeunes n’ont-ils plus le goût des apprentissages ? Est-il possible de les aider à retrouver le plaisir d’apprendre ?


Dans les petites classes, l’enfant se prête volontiers au jeu des apprentissages. Entre sa soif de découvrir, son envie de plaire à ses parents et des leçons dispensées en mode ludique, l’enfant semble investir son travail scolaire avec une motivation toute naturelle. Mais au collège, tout change. Petit à petit, l’enthousiasme s’effrite, le travail scolaire est considéré comme une tâche fastidieuse, voire inutile. Les apprentissages semblent totalement déconnectés de la notion de plaisir, réservée aux loisirs.

Une motivation en baisse et un stress qui s’accroît


À l’adolescence, le manque d’énergie semble toucher tous les domaines de la vie du jeune, et en particulier son travail scolaire. “À cet âge, les transformations hormonales sont tellement énormes qu’elles viennent parasiter les apprentissages et la motivation des élèves, souligne Virginie Desnoues, enseignante en français dans un lycée lyonnais. En tant que professeure, je vois à quel point les jeunes changent à cette période, et combien leurs préoccupations évoluent. Leurs pensées sont complètement accaparées par la transformation de leur corps, leur devenir, leur groupe de pairs... Si bien qu’il leur reste peu de place pour le travail scolaire.”

Par ailleurs, l’adolescence est une période durant laquelle on ressent beaucoup d’émotions, sans savoir comment les gérer, et cela vient nuire aux apprentissages.

Marina Failliot-Laloux, psychopédagogue en pédagogie positive et auteure du livre J’aide mon enfant à mieux apprendre (éditions Eyrolles), explique : “Au collège, les apprentissages n’ont plus rien de ludique, une certaine compétition se met en place, les parents mettent la pression… Tout cela engendre du stress chez le jeune, ce qui va perturber les apprentissages. En effet, le cerveau limbique (qui gère les réactions liées aux émotions) va prendre le pas sur le néocortex (la partie du cerveau qui gère les apprentissages) qui va se déconnecter. Face à ça, il est important qu’il mette en place des stratégies pour gérer ses émotions, afin de retrouver ses facultés d’apprentissage et le goût de travailler.”

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