200 culottes ont déjà été envoyées AFP PHOTO JOEL SAGET (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Des commerçants près de Lyon envoient des culottes au Premier ministre

Les commerçants des boutiques de lingerie s'inquiètent des difficultés financières causées par leur fermeture. Pour alerter le Premier ministre, Jean Castex, des commerçants d'Oullins ont lancé un mouvement : ils envoient des culottes à Matignon.

Les boutiques des magasins de lingerie d'Oullins, près de Lyon, ont lancé un mouvement étonnant. En effet, afin d'alerter le Premier ministre, Jean Castex, des difficultés de leur situation, ils envoient des culottes par la poste directement à Matignon à Paris. Ils demandent un accompagnement à hauteur de 100 % du chiffre d'affaires antérieur pour pouvoir payer les fournisseurs et le stock accumulé depuis un an.

"On ne comprend pas pourquoi nous sommes fermés, et par extension toutes les boutiques d'équipement de la personne, alors qu'il y a du monde partout dans les rues et que l'on peut passer quatre heures chez le coiffeur à se faire faire des mèches ?"  témoigne à l'AFP Nathalie Paredes, à l'origine d'un groupe Facebook réunissant près de 500 commerçants indépendants de lingerie. L'habitante d'Oullins a lancé un mouvement qui prend de plus en plus d'ampleur puisque en une semaine, déjà 200 culottes ont été envoyées de toute la France.

Matignon ne sait pas quoi en faire pour l'instant

Interrogé par l'AFP, Matignon a confirmé avoir reçu les colis. "Nous allons voir ce que nous allons en faire, peut-être les donner à des associations caritatives", a expliqué l'entourage de Jean Castex. Une lettre a également été systématiquement envoyée pour défendre le caractère essentiel des sous-vêtements, avec cette question : "N'est-ce pas la première chose que nous enfilons le matin pour nous habiller, même vous, Monsieur le Premier ministre ?".

Il ne s'agit pour l'instant que des boutiques de lingeries indépendantes car "les chaînes et les franchisés n'ont pas les mêmes problématiques que nous" décrypte Nathalie Paredes.  "Il peuvent retourner leur stock s'ils ne le vendent pas". La commerçante s'inquiète pour sa boutique avec seulement 5 % du chiffre d'affaires habituel grâce au click-and-collect. Dans ces conditions, impossible de se payer un salaire.

 

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