Après un raid aérien sur le district de Jeraf, à Sanaa (Yémen), le 10 avril 2019 © Mohammed Huwais / AFP
Après un raid aérien sur le district de Jeraf, à Sanaa (Yémen), le 10 avril 2019 © Mohammed Huwais / AFP
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Des armes aurhalpines au Yémen : “L’État ne pouvait pas ne pas savoir”

Il y a un an, Lyon Capitale faisait partie des premiers journaux à publier une enquête sur l’implication d’armes françaises dans la guerre du Yémen, remontant leur parcours depuis le Moyen-Orient jusqu’aux usines Nexter de Roanne, où une partie d’entre elles sont fabriquées. Aujourd’hui, une enquête de nos confrères de Disclose vient confirmer et compléter ce que nous écrivions, en dénonçant un mensonge d’État.

Selon des documents confidentiels de la Direction du renseignement militaire (DRM), de l’artillerie française est utilisée sur des zones civiles au Yémen et des bateaux made in France participent au blocus naval qui paralyse le pays. Ces nouvelles révélations sur l’implication de la France dans la guerre au Yémen viennent confirmer les soupçons de plusieurs ONG françaises et internationales, qui interpellent le Gouvernement sur le sujet depuis plusieurs années. Faute de preuves, elles n’avaient jusque-là pas pu porter un message clair sans utiliser le conditionnel et prendre d’extrêmes précautions dans leurs déclarations. Avec la publication de ces documents par nos confrères de Disclose, le doute est désormais levé. “Nous avions de gros soupçons sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen contre des civils, mais là on est monté d’un cran avec cette enquête”, dit Aymeric Elluin, spécialiste des armes pour Amnesty International. En 2018, Lyon Capitale faisait partie des premiers journaux à publier un travail d’enquête sur le sujet, en révélant notamment que des canons d’artillerie ainsi que des blindés de la firme Nexter avaient été envoyés au Yémen depuis le site de production de Roanne. Les révélations de Disclose confirment et complètent ce travail et rappellent que “la guerre du Yémen est une des pires crises humanitaires au monde”.

“Population concernée : 436 370 personnes”

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