Centre de vaccination à la Croix-Rousse à Lyon / (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

Covid-19 à Lyon : une personne non-vaccinée aurait 12 fois plus de risque de transmettre le virus

Ce lundi 28 juin, l’Institut Pasteur a dévoilé les résultats d’une étude portant sur la transmission du Covid-19. Selon les chercheurs, une personne non-vaccinée aurait 12 fois plus de chances de contaminer les autres. 

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 4 000 000 de personnes avaient reçu une dose de vaccin, au soir du dimanche 27 juin, d'après les derniers chiffres stabilisés. Cela représente 1 habitant de la région sur 2. Et 33 % des habitants de la région, 2 640 000 personnes sont complètement vaccinés. 

Lire aussi : Coronavirus à Lyon : 1 habitant sur 2 a reçu une dose de vaccin dans la région, 1 sur 3 est complètement vacciné

Des chiffres d'autant plus importants, au regard d’une récente étude conduite par l’Institut Pasteur sur la propagation du Covid-19. Les chercheurs ont étudié dans quelle mesure les personnes vaccinées ou non transmettent le virus. Et les conclusions apportées par l’institut français de recherche médicale sont sans appel. "Une personne non-vaccinée a 12 fois plus de risque de transmettre le SARS-CoV-2 qu’une personne vaccinée", rapporte sur Twitter Simon Cauchemez, l’un des auteurs de cette étude et membre du Conseil scientifique.

Les jeunes, premiers concernés 

Pour conduire ces travaux, ces chercheurs français se sont basés sur un scénario de référence où la couverture vaccinale serait de 30 % chez les 12-17 ans, 70 % chez les 18-59 ans et 90 % chez les plus de 60 ans et où le nombre de reproductions de base (R0) serait de 4. 

L’équipe estime d’ailleurs que selon ces modélisations, 46 % des contaminations auront lieu chez les jeunes de moins de 17 ans, "alors qu’ils représentent 22 % de la population et sont moins susceptibles d’être contaminés que les adultes". Le phénomène peut être expliqué par le fait que la campagne de vaccination avance plus lentement chez les jeunes, seuls les 12-17 ans pouvant actuellement recevoir le vaccin.

Une situation qui inquiète l’institut Pasteur, "S’il y a un rebond épidémique cet automne, des mesures de contrôle dans les écoles, les collèges et les lycées pourraient être nécessaires pour réduire le risque de tensions hospitalières", concluent les chercheurs pour qui seule "la vaccination des enfants et adolescents devrait leur permettre un retour à une vie normale".

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