Bar la Fourmilière, à la Guillotière (©Antoine Merlet)

Coronavirus : les bars fermés à Marseille et Paris en alerte maximale, bientôt au tour de Lyon ?

Paris et sa petite couronne sont passés en alerte maximale dimanche soir. Les bars vont fermer dès mardi à Paris. Marseille est aussi en alerte maximale depuis 10 jours. Lyon, pas encore. Mais la menace plane de plus en plus sur la capitale des Gaules, où la pression en réanimation continue d'augmenter.

Les bars (mais pas les restaurants) vont fermer à Paris dès mardi. L'annonce est imminente. La capitale, et toute sa petite couronne, sont passés en alerte maximale dimanche soir. Comme Marseille il y a 10 jours.

Lyon, pour l'instant, échappe à cette alerte maximale. La Métropole de Lyon est en zone rouge renforcée. Ainsi, les salles de sport doivent rester fermées et les bars peuvent ouvrir jusqu'à 22h maximum. Mais jusqu'à quand ?

Trois indicateurs décident de l'alerte maximale

Le passage en "alerte maximale" est décidé selon trois critères, trois indicateurs :

  • le taux d'incidence. Qu'es-ce que c'est ? Il détermine le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants. C'est un bon reflet de la circulation du virus à l'instant t sur un territoire. Le taux d'incidence est de 255 pour 100 000 habitants dans le Rhône en semaine 39. C'est très élevé.
  • le taux d'incidence chez les personnages âgées.
  • le taux de patients "covid-19" en réanimation dans les hôpitaux de la région.

A Marseille et à Paris, les trois indicateurs sont trop élevés. A Lyon, jusqu'à présent, le taux de patients "covid-19" en réanimation dans les hôpitaux de la région était inférieur à 30 %, le seuil d'alerte.

Le taux d'incidence tend à se stabiliser dans le Rhône

Dans le Rhône, le taux d'incidence est donc de 255 pour 100 000 habitants dans le Rhône en semaine 39 (Il est de 260 à Paris ce lundi). Il était de 205 dans le Rhône la semaine précédente, et de 174 la semaine encore précédente. La hausse est significative. Il est supérieur encore à Lyon et à Villeurbanne. Mais ces derniers jours, ce taux semble se stabiliser dans le département. C'est le début d'une bonne nouvelle. Il se stabilise toutefois à un niveau encore très haut.

Le taux est aussi très haut chez les personnes âgées (130 dans le Rhône), qui sont, on le sait, les personnes les plus touchées par les formes graves. Cet indicateur-là reste inquiétant dans le département.

La hausse se poursuit en réanimation dans la région

Enfin, donc, le nombre de patients en "réa" des suites du covid-19 dans la région. On est encore loin des chiffres alarmants de mars-avril (300 personnes en réanimation dans le département du Rhône début avril, 783 en tout dans la région). Il y a ce lundi 5 octobre 74 personnes en réanimation dans le Rhône des suites du covid-19. A titre de comparaison, il y avait 28 personnes "en réa" le 7 septembre, 44 le 14 septembre, et 57 le jeudi 17 septembre. Dans la région, 159 personnes sont en réanimation des suites du covid-19 ce lundi matin (lire notre point dans les hôpitaux de la région ce lundi matin ici). La hausse est limitée, loin d'être aussi importante que lors de la 1ère vague mais elle se poursuit depuis quelques jours.

Jeudi dernier, 28 % des patients en réanimation dans la région étaient des patients atteints du covid-19. A titre de comparaison, ce taux est de 36 % en Ile-de-France ce lundi où Paris vient d'être placé en alerte maximale. "Cette part de patients covid-19 en réanimation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes est encore en dessous des 30 % mais elle continue de monter et nous l'avons dit ce jeudi aux élus lyonnais", expliquait Olivier Véran, le ministre de la Santé, jeudi.

Lyon sera fixé mercredi ou jeudi

Olivier Véran a prévenu : "à date (jeudi dernier), il n'y a pas lieu de basculer ces Métropoles (dont Lyon) en zone d'alerte maximale" mais un nouveau point sera fait à Lyon cette semaine. "Si la situation venait à se dégrader, nous pourrions être conduits la semaine prochaine de placer ces territoires (notamment Lyon) en zone d'alerte maximale", a ajouté le ministre de la Santé. Zone d'alerte maximale signifiant, comme à Marseille à Paris, la fermeture totale des bars.

Or, depuis jeudi dernier, la hausse n'est pas nette (lire ici) mais il y a une hausse quand même, la pression dans les hôpitaux de la région continue d'augmenter. Réponse pour Lyon, et pour les bars lyonnais, mercredi ou jeudi...

Lire aussi : Coronavirus : à Lyon, imbroglio et incompréhension autour de la fermeture des bars

6 commentaires
  1. PAUL Gabriel - lun 5 Oct 20 à 11 h 40

    Bonjour
    Les mesures de fermetures salles de sport, restaurants, bars, etc. n'ont aucun effet sur la transmission du virus.
    Seuls les gestes barrières (masques, distanciations, hygiène des mains, etc.) et protocoles adaptés aux différentes situations sont à même de ralentir la propagation du virus.
    Il faut que les pouvoir public se donnent les moyens de faire respecter les gestes barrières et control l’application des protocoles.

    Modéré
  2. bill bob - lun 5 Oct 20 à 12 h 58

    il faudrait voir le nombre de sortie et la durée moyenne d'hospitalisation. Parce que le séjour à l'hôpital semble être beaucoup moins long qu'au mois de mars avril.
    Je pense que le protocole de prise en charge du covd19 s'est largement amélioré quelque soit le type de patient .
    Je vois par exemple qu'on donne de la cortisone et autres dérivés, alors que la doctrine des experts de 70ans en traitement des maladies à virus était jusque la "pas de cortisone" , ca limite la réponse immunitaire.
    Or, il s'avère que c'est bien ce qu'il faut faire (parfois) : empêcher notre propre corps de produire trop de défense, car sinon, on peut se faire tuer par son propre système immunitaire plutôt que par la maladie elle même (cytokine) !

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    1. benplay69009 - lun 5 Oct 20 à 16 h 56

      Vous faite reference au professeur raoult ? Si oui pourquoi vous mentez ?

      Je cite l'une de ces interventions:
      Également, selon le professeur, les différents stades de la maladie n'ont pas été pris en compte dans l'étude. "Le premier stade est celui où le virus parle, le second constitue la réaction immunitaire, le 3ème correspond au stade grave en réanimation où des lésions tissulaires se forment" détaille-t-il. " C'est au premier stade qu'il faut intervenir avec la chloroquine, le second est traité grâce à des médicaments comme des corticoïdes et le troisième est du ressort du réanimateur". "On ne peut pas prévoir le même médicament pour ces 3 stades" conclut-il.

      Donc si vous mentez sachez que votre âme sera marquer du moins ce qui en reste:)

      Modéré
  3. benplay69009 - lun 5 Oct 20 à 18 h 05

    Vous faite reference au professeur raoult ? Si oui pourquoi vous mentez ?

    Je cite l'une de ces interventions:
    Également, selon le professeur, les différents stades de la maladie n'ont pas été pris en compte dans l'étude. "Le premier stade est celui où le virus parle, le second constitue la réaction immunitaire, le 3ème correspond au stade grave en réanimation où des lésions tissulaires se forment" détaille-t-il. " C'est au premier stade qu'il faut intervenir avec la chloroquine, le second est traité grâce à des médicaments comme des corticoïdes et le troisième est du ressort du réanimateur". "On ne peut pas prévoir le même médicament pour ces 3 stades" conclut-il.

    Donc si vous mentez sachez que votre âme sera marquer du moins ce qui en reste

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  4. JANUS - mar 6 Oct 20 à 12 h 03

    En résumé, si vous n'êtes pas chômeur, lycéen ou étudiant, bosser puis acheter à bouffer et rentrer chez vous...

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    1. Marc LOGIER - mar 6 Oct 20 à 14 h 43

      C'est exactement ça! et puis Lyon Capitale adore entretenir le suspense, ça fait des semaines qu'à l'avance ils titrent des articles "bientôt Lyon?" "Lyon est dans le viseur" ce genre de choses. Comme s'ils se frottaient les mains d'avance à l'idée d'avoir des articles à écrire encore et toujours sur le coronavirus dans les jours qui suivent. On dirait même que ça leur fait plaisir d'annoncer des restrictions bref c'est le nouveau journalisme décomplexé: faire mirtoiter les nouvelles et les événements qui ne sont pas encore d'actualité. Effarant et consternant.

      Modéré

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