Les collégiens doivent désormais porter le masque à l’école © Antoine Merlet

Coronavirus : grève de l'Education nationale ce mardi contre un protocole sanitaire jugé défaillant

Les principaux syndicats de l'Education nationale appellent à une grève ce mardi 10 novembre à Lyon et dans tout le pays pour dénoncer un protocole sanitaire insuffisant et impossible à respecter au regard des moyens dont disposent actuellement les écoles, collèges et lycées français.

Débrayage général des personnels de l'Education nationale ce mardi 10 novembre à Lyon et ailleurs. Depuis cette rentrée de septembre en pleine crise sanitaire, les syndicats n'ont cessé d'alerter sur un protocole sanitaire trop léger face au coronavirus. Avec la deuxième vague de coronavirus bien plus forte que la première qui déferle sur la région Auvergne-Rhône-Alpes (lire ici), ce protocole a été renforcé à la rentrée de la Toussaint, en particulier dans les lycées généraux et technologiques avec de l'enseignement à distance pour la moitié de l'emploi du temps des élèves.

Cependant, rien n'a changé dans les écoles, collèges et lycées professionnels qui restent en présentiel à 100 % : des effectifs insuffisants dans le corps enseignant et en vie scolaire pour faire respecter de manière optimale ce nouveau protocole, en parallèle d'effectifs cette fois-ci trop importants d'élèves dans les classes. Les principaux syndicats de l'Education nationale appellent donc à une grève nationale ce mardi 10 novembre pour réclamer des mesures qui assurent la sécurité des personnels et de leurs élèves.

L'intersyndicale du Rhône demande à ce que des mesures soient prises rapidement dans les collèges et les lycées professionnels, "grands oubliés" de cette crise sanitaire, ainsi que des précisions du protocole sanitaire concernant le nettoyage et l'aération des salles et surtout les internats, "qui restent des zones d'ombre du protocole actuel". Les syndicats réclament également la fourniture de masques de protection "de qualité professionnelle, en nombre suffisant" pour les personnels. Pour assurer le respect du protocole sanitaire, ils insistent sur l'urgence d'un "plan de recrutement massif" de professeurs, de personnels de vie scolaire, d'AESH, de personnels techniques et administratifs et d'agents techniques.

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 39 clusters actifs se trouvent en milieu scolaire et universitaire. En deuxième position après les établissements pour personnes âgées, handicapée et de santé qui restent les plus touchés par cette crise sanitaire (lire ici).

 

3 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - mar 10 Nov 20 à 10 h 47

    Le manque de moyens financiers est toujours la base des problèmes.
    Etonnant non ? 😀

    L'école, cet outil indispensable pour toute civilisation digne de ce nom...
    Il pourrait y avoir plus de cours en ligne, adaptés (ça existe et c'est efficace lorsqu'il y a autour un protocole pour s'assurer que les élèves travaillent réellement à la maison). Mais ce n'est pas évident, car on ne demande pas "comme ça" à des jeunes élèves de se prendre en main. Il y a la même difficulté lorsqu'on va en FAC, où on se retrouve "face à soi-même". Là aussi, il faut "une formation" pour optimiser.
    Sans oublier que toutes les familles n'ont pas d'ordinateur pour chaque enfant avec une connexion adéquat. Mais ça aussi, ça se gère. On a eu la 1ère vague pour tirer des leçons, mais c'est connu, les chefs n'ont de leçon à recevoir de personne ni d'aucune situation, car ce sont des dieux.

    Sauf qu'on sait aussi pourquoi les écoles ont rouvert : pour ne pas gêner/empêcher les parents qui doivent aller bosser en présentiel.
    Economie monétaire first !
    :/

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  2. Meritocratierepublicaine - mar 10 Nov 20 à 13 h 40

    L'école républicaine est en train de disparaître, si cela pouvait faire disparaître les syndicats avec, nous aurions au moins gagné ça !

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    1. Abolition_de_la_monnaie - mar 10 Nov 20 à 14 h 30

      Quelle honte de tenir de tels propos. Je ne souscris pas aux discours des syndicats enfermés dans leurs idées de luttes des classes, mais historiquement, sans eux, votre "méritocratie" n'aurait pas lieu d'être et vous seriez à poussez des wagons 6 jours sur 7 pour un salaire de misère où les jeux étaient fait encore plus dès la naissance.
      Idem pour "casser l'école républicaine". C'est trop souvent une machine à formater de sages serviteurs du système, mais les écoles privés n'ont jamais eu à gérer l'ensemble des populations, juste à bénéficier de l'écrémage social.

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