Choukroun : "Je suis confronté à une situation un peu inédite"

INTERVIEW - Le nouveau patron de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) Rhône Alpes-Auvergne, Francis Choukroun, a été installé officiellement ce lundi 24 octobre. L'ancien directeur du Service régional de la Police Judiciaire (SRPJ) d'Orléans remplace Claude Catto, débarqué le 4 octobre, après la mise en examen de son adjoint, Michel Neyret, poursuivi notamment pour trafic de stupéfiants.

Vous avez été officiellement installé ce lundi, quelle impression avez-vous eu pendant cette passation de pouvoir ?

Francis Choukroun : C'est une cérémonie je crois importante, les plus hautes autorités étaient là. Des gens se sont déplacés d'assez loin pour témoigner leur solidarité à la Police judiciaire et à toute l'institution policière, j'en suis satisfait. Mais avoir une impression générale après trois heures passées dans les locaux de la PJ de Lyon, cela m'est impossible.

Est-ce que vous pouvez nous décrire la façon dont vous travaillez ?

Je me base sur le code de procédure pénale, sur les fondamentaux, c'est tout. Sous l'autorité des magistrats, du Parquet, de l'Instruction et sous le contrôle plus qu'étroit de la direction centrale. Ce ne sont pas des propos de circonstances, c'est la réalité quotidienne de la police judiciaire que je connais depuis pratiquement 30 ans maintenant.

Est-ce que vous redoutez de venir travailler à Lyon dans un tel climat ?

Je crois qu'il ne m'appartient pas de redouter ou de ne pas redouter. Je suis satisfait d'obtenir ce poste. Je suis extrêmement satisfait de la confiance qui m'est témoignée par mon directeur central, bien évidemment. Un homme que je connais depuis quelques années et qui me connait très bien. Je suis très satisfait de la confiance qui m'est témoignée, au travers de sa personne, par le directeur général qui a entériné son choix et par le ministre. Donc satisfaction, après on verra. C'est encore une fois une situation un peu inédite à laquelle je vais être confronté. Et avec ce que j'entends dire et je veux bien le croire, un professionnalisme qui n'a pas été perdu par les fonctionnaires de cette DIPJ

Qu'est-ce que vous allez dire à vos nouvelles équipes ?

Je n'ai pas écrit de discours pour parler à mes gars. Vous allez apprendre à me découvrir, mais je ne me projette pas . J'aime bien le contact, l'instinct. Chaque individu est différent. Avant Lyon, j'étais à Orléans et avant Orléans, je suis passé dans le sud, en Corse. Il y a un volet humain qui n'est à ne pas laisser de côté, donc on verra. Je n'ai pas tout programmé, je ne suis pas un ordinateur. On verra bien.

Qu'est-ce qui vous motive dans cette nomination ?

C'est d'abord mon métier. Vous savez, j'ai démarré, j'étais professeur de mathématiques. Je voulais être commissaire de police, c'était un rêve de gosse. Je suis passionné par la PJ, je n'ai fait que ça. Donc ce qui me motive c'est de continuer à travailler dans ce domaine là.

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