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Alain Chabrolle.

Chabrolle et le rapport du GIEC : “Les solutions existent”

Trois questions à Alain Chabrolle, vice-président Santé et Environnement du conseil régional Rhône-Alpes, après le coup de semonce des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Le rapport rendu le 2 novembre est sans ambiguïté : afin de garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 à 70 % entre 2010 et 2050, et disparaître d’ici à 2100.

Lyon Capitale : Le rapport du Giec vous inquiète-t-il ?

Alain Chabrolle : Oui. Ce qui me fait peur, c'est que le timing est serré. Si on ne veut pas que l'on atteigne les 4° d'augmentation, il faut réduire de 40 à 70 % les émissions de gaz à effet de serre. Ce rapport du Giec ne fait que confirmer et préciser les alertes précédentes. Ce qui est désespérant, c'est que les solutions existent.

Justement, les experts estiment qu'il est encore temps d'agir. Qu'avez-vous prévu à la région ?

Le champ est énorme dans l'amélioration de l'efficacité énergétique. Et la région finance déjà certaines filières : la recherche et le développement de l'hydrogène, une énergie non polluante qui peut être utilisée en tant que combustible. On aide également les matériaux de construction naturels, comme la paille en Drôme-Ardèche (un isolant). La région accompagne aussi le principe de sobriété par rapport aux énergies fossiles. Mais cela demande une mobilisation massive des investissements.

Ne faut-il pas être plus ambitieux ? Notamment vis-à-vis des principaux pollueurs concentrés dans le couloir de la chimie et à Feyzin...

Le conseil régional a accompagné des innovations, notamment sur la mutualisation des ressources. Dans le cadre d'une économie circulaire, les zones de Meyzieu et Jonage ou encore Salaise-sur-Sanne ont innové. Par exemple, ils réutilisent les déchets industriels : les rejets de vapeur d'une usine sont réemployés dans une autre usine. Ou les milliers de palettes jetées au rebut de l'un sont récupérées par un autre. Et ça fonctionne.

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