Camions à Douvres © Daniel Leal-Olivas / AFP
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Brexit : les entreprises d’Auvergne-Rhône-Alpes se préparent

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, c’est surtout la sortie du Marché commun, du libre-échange avec les 27 pays restants. Un vrai point d’interrogation pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui exporte pour 4 milliards d’euros de marchandises outre-Manche, avec une balance commerciale excédentaire de 2 milliards.

Attendue le 29 mars dernier, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été repoussée au 10 avril, puis au 31 octobre prochain. Toute l’Europe observe avec fébrilité les débats de la Chambre des communes, avec une même interrogation : deal ou no deal ? De la réponse dépendront les répercussions économiques du Brexit. En cas de signature de l’accord négocié entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, rien ne changera pour les entreprises le 31 octobre. Il y aura une période transitoire d’un an pendant laquelle “le Royaume-Uni, bien que juridiquement sorti de l’UE, continuera à bénéficier des dispositions du marché intérieur et de l’union douanière”, expliquent les services des douanes français. Seul le scénario “no deal”, synonyme de rétablissement des barrières douanières, aurait des conséquences directes sur les relations commerciales des deux parties.

Objectif : préserver une position privilégiée

Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Insee a publié le 2 avril une étude sur l’impact prévisible de la sortie du Royaume-Uni. Selon cette étude, le pays est le 4e partenaire commercial du territoire, concentrant 6,6 % des exportations pour une valeur de 4 milliards d’euros. Les principaux secteurs exportateurs outre-Manche sont l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, la chimie et l’automobile. Cette relation est à l’origine d’un flux commercial significatif dans la région : “La balance commerciale est excédentaire de 2 milliards d’euros”, souligne Aude Calvignac-Juillard, du pôle Action économique de la douane, chargée du Brexit pour l’Auvergne-Rhône-Alpes. Une position privilégiée “à laquelle nous tenons beaucoup et une performance que nous voulons préserver”, dit-elle. Pour se maintenir à un tel niveau de performance après la séparation de l’Union européenne et du Royaume-Uni, les organismes économiques du territoire ont mis en œuvre des dispositifs de conseil aux entreprises afin de les préparer à l’échéance. “Les entreprises attendent de nous des conseils techniques sur les modalités de l’accord”, explique Élisabeth Ducomet, de la chambre du commerce et de l’industrie Lyon Métropole. Depuis dix-huit mois, le pôle d’action économique de la douane, structure d’accompagnement des entreprises qui commercent avec l’étranger, multiplie les réunions pour sensibiliser celles-ci aux problématiques du Brexit. “Sur février-mars, il y a eu une période de panique où nous avons été submergés de demandes d’aide”, témoigne Aude Calvignac-Juillard.

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