Auvergne-Rhône-Alpes : l'automatisation des prévisions météo inquiète

En Auvergne-Rhône-Alpes, le plan de restructuration de Météo France pourrait entraîner la disparition de cinq antennes locales et réduire le nombre de postes de prévisionnistes de 11 à un et demi.

Vent de froid dans les locaux du centre interrégional de Météo France de Bron. Le PDG Jean-Marc Laclave est venu présenter, ce vendredi, le plan de restructuration de Météo France, qui répond aux exigences du gouvernement de diminuer les effectifs du groupe de 15 % d’ici 2022. De quoi inquiéter les salariés.

"Aucun scénario n’est fixé", indique Benoît Thomé. Le directeur interrégional Centre-Est de Météo France explique que des propositions seront faîtes au gouvernement début février, et que plusieurs semaines de discussions seront nécessaires avant que des décisions définitives ne soient annoncées. Il précise que les effectifs des centres de Grenoble et de Bron "seront maintenus de sorte à assurer leur efficacité".

Une chose est sûre : les départs en retraite ne seront pas remplacés dans la plupart des antennes locales. Selon l’intersyndicale CGT-Solidaires-FO, cela aurait pour effet la réduction des postes de prévisionnistes de la région de 11 à un et demi, et la disparition de cinq antennes locales. Des postes compensés par une automatisation des prévisions croissante, ce qui inquiète l’intersyndicale. Elle considère que le traitement des données météorologiques par des robots ne permet pas une bonne prédiction des phénomènes dangereux.

À Bron, une autre annonce suscite l’inquiétude, celle de Nestlé France. D’ici trois ans, le groupe supprimera 400 postes administratifs, notamment dans ses sites supports, dont Bron fait partie.

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