Après le Pape, Gérard Collomb défend le cardinal Barbarin

Le cardinal Barbarin a été victime "d'un faux procès" pour ne pas avoir dénoncé les affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles dans le diocèse de Lyon, selon Gérard Collomb.

"Pour connaître Barbarin, ce n'est pas quelqu'un qui cherche à cacher des choses. Je pense qu'il essaie de mettre de l'ordre dans sa maison. C'est peut-être pour cela d'ailleurs que le Pape dernièrement l'a défendu avec autant de vigueur" a déclaré le maire de Lyon interrogé ce matin sur BFM TV et RMC à propos des affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles qui ont secoué le diocèse de Lyon.

En effet hier, le pape François considérait lui aussi dans les colonnes du journal La Croix la démission du cardinal Barbarin comme "un contresens, une imprudence", qui prouverait une certaine culpabilité. Gérard Collomb prend le même parti ce matin. Inutile que le cardinal Barbarin ne démissionne de la tête du diocèse pour "un faux procès" : "je comprends évidemment qu'il y ait eu ces victimes de la part de l’Église catholique, je condamne totalement cela. L'Église doit à la fois demander pardon et promettre que cela ne se fera plus jamais". Le 25 avril dernier, le cardinal Barbarin avait reconnu que le diocèse "avait commis des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres".

La responsabilité du silence face à la justice ne serait pas non plus le seul fait de l’Église et du diocèse, a également précisé ce matin Gérard Collomb : "quand on voit par exemple que pour quelques cas de jeunes gens, ce sont les parents qui à l'époque leur ont interdit de porter ces faits sur la place publique, cela montre que c'est un peu plus compliqué". Après le dépôt de plusieurs plaintes pour "non dénonciation d'actes de pédophilie" et "mise en danger délibérée d'autrui", l'enquête préliminaire à l'encontre du cardinal Barbarin est toujours en cours.

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