Affaire de Saint Fons : Quel rôle pour Collomb ?

Gérard Collomb a présidé pendant trois années une association satellite de Léo Lagrange : l’EPRA (études et perspectives Rhône-Alpes). En réalité, il s’agissait plus d’un club de réflexion d’amis de Pierre Mauroy. Gérard Collomb déclarera plus tard avoir démissionné de la présidence en 1989. Les statuts n’ont toutefois pas été modifiés en préfecture. Ce qui vaudra au maire de Lyon d’être entendu par la justice en 2005.

Prescription oblige, les enquêteurs ne lui ont pas demandé d’explications sur une autre étrangeté révélée par les comptes de l’EPRA. En 1994, Gérard Collomb préside le groupe socialiste du conseil municipal de Lyon. Quelques années plus tôt, Michel Noir avait octroyé des subventions à tous les groupes politiques siègeant au conseil municipal. Elles s’avèreront illégales. Le PS lyonnais doit donc rembourser 416 803 francs. Alors, en 1994, soit cinq ans après sa démission, Gérard Collomb va demander cette somme à l’EPRA qui le lui donne sans sourciller. “À l’époque, tous ceux qui avaient besoin d’argent venaient à Saint-Fons. Gérard Collomb a pris un chèque sans jamais se demander d’où venait l’argent”, souligne Michel Denis, l’homme par qui le scandale a éclaté. L’argent provenait pour partie de l’URLL après une escale par Léo Jeunes 69, une association qui éditait à l’époque un journal pour les jeunes.

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