Brugnera
©Tim Douet

Accueil périscolaire : Brugnera assure le service après-vente

L’adjointe à l’éducation Anne Brugnera a essuyé les critiques ce lundi 22 septembre, lors du conseil municipal de Lyon. Elle a dû assurer le service après-vente suite aux couacs de la rentrée, notamment autour de l’accueil périscolaire.

Brugnera ()

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Comme il fallait s'y attendre, Anne Brugnera a dû assurer le service après-vente d'une rentrée compliquée à Lyon, avec la mise en place de l'accueil du vendredi dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Si l'adjointe a reconnu quelques accrocs au début, elle affirme que les choses rentrent dans l'ordre. Principal point de difficulté, selon l'élue, le nombre d'élèves inscrits, qui s'élève aujourd'hui à 21 678, "mais qui devra encore être stabilisé en octobre", prévient Anne Brugnera. D'après les calculs de la mairie, 59 % des élèves sont donc inscrits pour cet accueil du vendredi après-midi (55 % des élèves de maternelle et 62 % des élèves de cours élémentaires). Un taux bien faible pour Michel Havard, qui a rappelé que le maire de Lyon avait annoncé au cours de l'été "tabler sur 70 %". "Il s'agissait d'une fourchette haute, pour évaluer les besoins qui allaient être les nôtres en termes de personnel, et non d'un objectif", a expliqué Anne Brugnera.

Les enfants de l'école Paul Painlevé pendant les activités ()

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150 embauches d’animateurs en cours

Car, de ce nombre d'élèves, dépend évidemment le nombre d'animateurs pour les encadrer. Là encore, des manques de personnel en début d'année ont pu poser problème. "1 100 embauches ont déjà été réalisées et 150 sont en cours qui permettront de combler les manques de personnel là où il y en avait besoin et de créer une équipe d'animateurs remplaçants", précise l'adjointe.

Arts plastiques dans une école ©Tim Douet

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Mais le contenu des activités reste encore particulièrement flou. "Le mois de septembre est un mois d'observation et d'ajustages", précise Anne Brugnera, qui assure que "dans chaque accueil de loisirs, les projets seront bientôt finalisés et présentés aux parents à l'occasion de réunions dédiées dans chaque établissement". "Les familles sont impatientes de découvrir les activités à valeur ajoutée que vous avez promises (…) Elles attendent mieux qu'une garderie payante sans contenu éducatif", a asséné le maire UDI du 2e arrondissement, Denis Broliquier. "Il ne suffit pas seulement de donner un ballon ou une corde à sauter aux enfants et les laisser jouer dans une cour d'école. Les temps d'accueil périscolaire doivent ouvrir de nouveaux horizons. Ils doivent aussi profiter aux enfants issus de milieux modestes qui n'avaient pas nécessairement accès à certaines activités", a-t-il appuyé, soulevant la question de la réelle optique de cet accueil du vendredi.

“Il s’agit d’abord d’une offre de garde, que nous souhaitons rendre la plus intéressante possible", a répondu Anne Brugnera, qui a annoncé de nombreuses activités sportives, avec 38 équipements de la ville mis à disposition (gymnase, piscine, patinoire) les vendredis après-midi et se trouvant à proximité des groupes scolaires. Aux beaux jours, viendront s'ajouter 11 sites de plein air. Potentiellement, 15 500 écoliers pourront profiter de ces installations.

“Une rentrée scolaire dans de bonnes conditions”

Gérard Collomb ()

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Pourtant relativement sereine, l'adjointe à l'éducation n'a pas pu cacher son agacement face aux critiques fusant de la droite : "J'ai du mal à entendre des leçons de l'UMP, qui ne proposait rien et qui nous aurait conduits, si on l'avait écoutée, à la situation marseillaise." Des soucis lors de cette rentrée ? En tout cas, Gérard Collomb, lui, n'en n'a pas vu et félicite ses équipes autant qu'il se satisfait de ce mois de septembre : "C'est une rentrée scolaire dans de bonnes conditions. Il m'est arrivé d'en connaître de bien moins simples."

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