bouchon trafic urbain
Autoroute A6 A7, Tunnel Fourvirère © Tim Douet

À quoi pourrait ressembler le péage urbain de Lyon ? Quel prix maximum ?

Le gouvernement souhaite mettre en place le cadre légal pour aider les métropoles françaises à se doter de péage urbain. Quels sont les projets étudiés à Lyon ? Combien faudrait-il payer au maximum pour traverser la ville ?

Depuis plusieurs années, la métropole de Lyon travaille sur différents concepts de péage urbain. Avec le déclassement de l'A6/A7, il devient incontournable de décourager le trafic de transit. Le péage urbain pourrait être l'un de ces outils pour forcer les voitures et camions à éviter la ville, passant par un contournement à l'Est. Néanmoins, au niveau gouvernemental, le cadre légal se faisait encore attendre. Selon Contexte, l'avant-projet de la Loi d'orientation sur les mobilités (LOM) comporte un volet sur la possibilité pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants de se doter d'un péage urbain. Ce dernier doit servir à "limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales". Dès lors, une fois la loi adoptée et les études terminées, la métropole de Lyon pourrait se doter de ce type d'infrastructure. Lyon Capitale a régulièrement abordé cette question, et le dernier projet en date n'a pas changé. La métropole souhaite se doter d'un péage de transit, c'est-à-dire que seuls les camions et voitures qui traverseraient la ville devraient s’acquitter d'une redevance.

Lecture automatique des plaques

Fin 2016, Jean-Luc Da Passano nous présentait ce type de péage urbain : "Il semblerait que le péage de transit soit incontournable. On est dans un paradoxe : les voiries sur lesquelles on voudrait que le transit cesse sont gratuites et plus courtes, et celles où l’on voudrait que les gens passent plus longues et payantes. Il faut dissuader, donc mettre un péage de transit en place. On ne veut pas faire comme Londres, on ne va pas faire payer ceux qui rentrent, mais dissuader la traversée de Lyon. C’est la technologie au service de la politique. Des caméras lisent votre plaque et regardent le temps de trajet : vous traversez, vous payez ; vous venez travailler en ville, vous ne payez pas. On envisage d’encourager le covoiturage. Dans le cadre du déclassement, on pourrait avoir des voies en site propre réservées à ceux qui sont trois dans un véhicule, ainsi qu’aux transports en commun, taxis… Tout est faisable avec des caméras thermiques". Ce péage se veut fluide et sans barrière, avec la possibilité de payer à l'avance ou après la traversée via un site en ligne. Selon l'avant-projet de loi du gouvernement, le tarif par passage ne pourra pas dépasser les 5 euros par voiture, 20 euros par camion, pour les villes de plus de 500 000 habitants, dont Lyon fait partie. Pour les villes entre 100 000 et 500 000 habitants, ces tarifs sont ramenés à 2,5 et 10 euros. Interrogée par Lyon Capitale, une source à la métropole confirme la faisabilité technique d'un péage de transit. Il pourrait être mis en place dès 2020, voire 2021. Le gouvernement rendra le péage possible par la loi, mais restera aux métropoles le choix de l'installer ou non, et éventuellement d'assumer la décision de ne pas le faire alors que la pression populaire se fait de plus en plus forte en matière de qualité de l'air.

Seriez-vous prêts à payer 5 euros pour traverser Lyon ?

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Ce tarif vous parait-il être suffisamment dissuasif pour décourager le trafic de transit ?

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Lire aussi :

Péage urbain  : seriez-vous prêts à payer 5 euros pour traverser Lyon  ?

2 commentaires
  1. Alex de Lyon - 18 octobre 2018

    Et est-ce que quelqu'un a vraiment réfléchis sur le sujet ?
    Aller voir à Londres par exemple, regarder l'exode des commerces qui souhaitent quitter le centre car les clients ne viennent plus en centre ville car trop cher !
    Comme d'habitude on va sanctionner avant de trouver des solutions viables de remplacement !!!! Les gens qui travaillent en centre ville paieront moins, mais paieront quand même..., en fait l'écotaxe a été retirée mais en fait tout le monde cherche du fric à se faire, et c'est toujours les mêmes qui paieront, ceux qui n'ont pas le choix !

    Personne ne pense à la promotion du télétravail, pour laisser les gens chez eux ! Economie d'essence, péage, mais non ça va rien rapporter à la commune, le problème n'est pas l’Écologie, c'est le fric que l'on se fait sur le dos de l'écologie.
    Pourquoi à votre avis, la voiture à air comprimé est interdite d'exploitation, pareil pour la voiture à eau, car plus de consommation de pétrole !! les pays occidentaux sont gangrenés par les lobbyistes du pétrole, donc on ne change rien sur les carburants mais on taxe !!!!! la taxe va changer quoi sur la pollution de l'air ! RIEN !! Toujours aussi pollué mais les mauvais gens auront payés ! OUAHHHH quel HYPROCRISIE GENERALE !!!!

  2. pororo - 19 octobre 2018

    Il y a un petit malentendu. L'article vise seulement le trafic de transit.
    Mais l'objectif d'un péage urbain est d'aider à l'amélioration de la qualité de l'air dans la zone la plus polluée : le centre-ville. Il vise à inciter tous les automobilistes, pas seulement ceux en transit, à se reporter sur d'autres modes de transports, et leur faire supporter une partie du coût qu'ils engendrent : de la création/entretien de voirie aux problèmes de santé publique (asthme, problèmes respiratoires,... sans compter la violence que la circulation des voitures engendre dans des espaces très habités, avec des enfants, etc...). Le pire est que quand on demande à ces automobilistes pourquoi ils vivent loin du centre, ils répondent souvent que c'est parce que le centre est pollué, dangereux,... Il faut arrêter ce schéma. Et à la fois redonner vie au péri-urbain (pour ne pas que le seul café, cinéma ou commerce ouvert soit à 5km, en voiture), et mettre en œuvre toutes les mesures rééquilibrant les modes de transport.

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