élèves école primaire
©Charlotte Santana

À Lyon, l'augmentation du nombre d'élèves creuse les inégalités

Selon un rapport de l'Observatoire des territoires (CGET) sur la géographie scolaire, Lyon accueille toujours plus d'élèves et d'étudiants, alors que les inégalités entre eux se creusent.

Premier constat, il y a beaucoup de jeunes dans Lyon et sa périphérie. La part des moins de 18 ans y a augmenté d'environ 20 % entre 2005 et 2015. Conséquence directe du phénomène, les classes lyonnaises sont parmi les plus grandes, mais aussi les plus chargées de France, comptant entre 24 et 27 élèves. Plus largement, au niveau régional l'Auvergne-Rhône-Alpes est le deuxième plus gros bassin d'écoliers après l'Île-de-France, avec 752 000 élèves en 2016.

Lyon, 5e ville de France où les inégalités sociales se voient le plus à l'école

Beaucoup d'élèves, mais aussi beaucoup d'inégalités. Si les métropoles attirent toujours plus les écoliers et les étudiants, elles concentrent aussi les inégalités les plus saillantes. À l'examen de maîtrise de langue de 6e, les résultats des élèves lyonnais sont supérieurs à la moyenne, mais l'écart entre les 20 % les plus favorisés et les 20 % les plus défavorisés est assez marqué. En fait, Lyon est même la 5e ville de France où les inégalités sociales se voient le plus à l'école. Elles se voient, mais restent concentrées dans les mêmes établissements. Selon l'étude, Lyon fait également partie des villes où la ségrégation scolaire est la plus importante. Cela se voit surtout au collège, où les élèves favorisés et défavorisés ne fréquentent pas les mêmes établissements.

Lyon, véritable aspirateur à étudiants

Enfin, il semblerait que les étudiants du supérieur apprécient Lyon. Entre 2001 et 2015, la ville enregistre la plus forte croissance d'étudiants de l'Hexagone, plus 38 %. Aujourd'hui sur 100 Lyonnais, quinze sont étudiants. Ces derniers s'orientent majoritairement vers les filières de la santé, alors que pourtant les établissements les plus représentés dans la région sont ceux qui proposent un parcours d'ingénierie. De plus, Lyon retient à la fois ses néo-bacheliers, et aspire ceux des académies alentours. 80 % des élèves ayant eu leur bac dans l'Académie restent à Lyon pour leurs études supérieures, alors que plus d'un tiers de tous les étudiants lyonnais viennent d'autres académies.

à lire également
Nathalie Dompnier © Tim Douet 87-001
Dans une tribune publiée sur l'Étudiant-Educpros ce mercredi, six présidents d'universités dont Nathalie Dompnier (Lumière Lyon 2) demandent l'ouverture des négociations sur la loi ORE. C'est un signe que le mouvement contre parcoursup est en train de prendre de l'ampleur. Ce mercredi six présidents d'université, dont Nathalie Dompnier, ont demandé l'ouverture des négociations sur la […]
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut