Cantine centrale
©Tim Douet

Villeurbanne : l’ultimatum déposé par la mairie n’aboutit pas

Après huit semaines de grève dans les cantines de Villeurbanne, le 17 mai représentait le vote de la dernière chance. La mairie pourrait revenir sur son engagement vis à vis des salaires si la situation n’évolue pas.

123 voix pour et 85 contre. Le vote est sans équivoque : la grève des cantines à Villeurbanne est poursuivie pour une neuvième semaine consécutive.

Damien Berthillier, adjoint au maire en charge des questions d’éducation explique son “incompréhension face à la décision de reconduite de la grève”. D’après lui, le mouvement d’aujourd’hui n’est plus vraiment celui des premiers jours. “On demandait surtout de pouvoir connaître l’avis de grève plus tôt afin de prévenir les parents”, précise t-il. Demande qui, d’après lui, n’aurait pas été bien comprise par les grévistes qui l’aurait peut-être prise pour une volonté de contrôler le mouvement. “Ce n’est pas notre envie”, ajoute l’élu.

La mairie pourrait revenir sur ses promesses de nouvelle rémunération

Le vote de mardi était une sorte d’ultimatum et la mairie avait d’ailleurs parlé de retirer ses engagements concernant les hausses de salaires. “Nous avons été plus loin que ce que nous avions prévu à la base. Dans le contexte de budget restreint, on ne peut pas faire plus. En plus la grève nous coûte cher et il ne faut pas l’oublier”, ajoute Damien Berthillier.

Pour lui, la mairie ne peut pas “continuer comme ça bien longtemps, les parents sont excédés”. Une rencontre sera prévue la semaine prochaine avec tous les employés, même les non-grévistes afin d’essayer de trouver une solution. Damien Berthillier nous précise bien que “si la mairie peut revenir sur la promesse d’une nouvelle rémunération à court terme, nous ne reviendrons pas sur les engagements pris en matière d’embauche et d’amélioration des conditions de travail des employés”.

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