Renault Trucks accusé de violer un embargo sur les ventes d’armes

POLÉMIQUE – Trois ONG accusent Renault Trucks d’avoir violé l’embargo sur les ventes d’armes au Soudan, avec un matériel au concept ambigu : les “véhicules civils militarisables”. Résumé.

La firme française dont le siège est à Lyon se trouve prise dans une vilaine polémique dont elle aurait volontiers fait l’économie pour son image de marque. Trois ONG l'accusent de violer l’embargo imposé en 1994 par l’Union européenne sur la vente d’armes à destination du Soudan. En cause, des camions du constructeur soudanais GIAD portant une défense antiaérienne, utilisés par les miliciens Janjaweed au Darfour. Or ces camions sont construits dans les usines françaises de Renault Trucks ; depuis le début 2011, une cinquantaine ont été expédiés à GIAD.

Des camions “militarisables” mais pas “militarisés”…

Renault Trucks présente ces modèles comme des “véhicules civils militarisables”, mais assure que les “pièces envoyées au Soudan n’avaient aucun élément militarisé”. De leur côté, les ONG lui reprochent d'être “incapable de contrôler l’utilisation de ses propres camions”.

L'affaire est remontée jusqu'à l'Assemblée nationale, où cinq députés (Nouveau Centre, UMP et communistes) ont réagi en interrogeant le ministre de la Défense sur l’utilisation par les miliciens Janjaweed, responsables de graves exactions au Darfour, de matériels d’une société française.

L'intégralité de l'article dans Lyon Capitale n° 706, en vente en kiosque et sur lekiosque.fr

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