François Hollande © Tim Douet
© Tim Douet

“Qu’est ce qu’il fait… qu’est-ce qu’il a…”

… qui c’est celui-là ?” chantait, en 1973, Pierre Vassiliu. La tentation est forte d’appliquer la question à François Hollande.

Après chacune de ses allocutions (la dernière en date a eu lieu le 16 juin, sur M6, dans l’émission Capital), les mêmes questions se posent : quelle est la ligne ? quelle est sa stratégie ? quelle est sa politique ? Est-il de gauche, du centre, de l’un et de l’autre, selon les moments et les lieux ?

Des réformes annoncées ne sont pas entreprises, des réformes adoptées sont annulées, ou leur amplitude est réduite. La référence à la boîte à outils ne manque pas d’intriguer : François Hollande a-t-il oublié l’adage selon lequel ce n’est pas l’outil qui fait l’ouvrier ? Et, finalement, qu’y a-t-il dans la boîte ? Quels sont ces outils, quand et comment seront-ils utilisés, quels seront leurs effets ? Nul ne semble le savoir, ni même envisager de répondre à ces questions.

Alors qu’il est engagé en politique depuis près de trente ans, qu’il est président de la République depuis plus d’un an, il demeure un mystère, une incompréhension. Peu importe qu’ils soient de gauche ou de droite, qu’on ait voté pour l’un ou pour l’autre, avec les prédécesseurs de François Hollande, on savait où on en était. Avec François Hollande, tout le monde est perdu, même ses soutiens, même les gens de gauche, même ses ministres – dont les prudents se taisent et se gardent bien de sortir du lot.

Faut-il rappeler la parole de Laurent Fabius – “Franchement, vous imaginez François Hollande président ? On rêve” – et celle de Martine Aubry – “Quand c’est flou, il y a un loup”  ? Ils avaient le mérite de bien le connaître, ce qui ne les empêche pas de le soutenir. Les aléas de la politique…

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