Météo Financière

La Fed devrait, tout en baissant une dernière fois son taux directeur, annoncer la fin du cycle baissier entamé en septembre dernier !

Son président Ben Bernanke traite en effet une urgence après l'autre : la première depuis le mois d'août était celle de la crise des subprimes et les risques d'effondrement du système financier américain. En baissant les taux d'intérêts progressivement de 5,25 % à 2,25 % de septembre 2007 à mars 2008 et en apportant un soutien fort aux banques américaines, l'administration américaine semble avoir enrayée la crise financière.

Les mauvaises nouvelles tombent et continueront de tomber pendant quelques mois mais ne surprennent plus les marchés. L'économie réelle est sérieusement touchée mais les confirmations factuelles du ralentissement économique dépassent de moins en moins souvent les anticipations des opérateurs...

Le président Ben Bernanke va donc pouvoir se concentrer sur une nouvelle urgence : l'inflation - une inflation américaine amplifiée par la baisse du dollar !
La baisse des taux, si elle visait d'abord à redonner de l'oxygène aux banques, a en effet nourri la baisse du dollar. Les placements en dollar rapportant de moins en moins, les investisseurs étrangers ont " vendu du dollar " pour acheter d'autres devises plus rémunératrices, en particulier l'euro : avec son taux invariablement fixe à 4 %, des opérateurs pouvaient ces derniers temps emprunter à 2,25 % des dollars pour les convertir en euro placés à 4 %, une opération rapportant 1,75 % sans effort et avec peu de risque tant que l'euro continuait de s'apprécier et tant que tout le monde continuait ce petit jeu...

Pendant que la Fed était occupée à éteindre l'incendie des subprimes, le dollar se dépréciait ainsi contre la plupart des grandes devises et tout devenait encore plus cher pour les américains : non seulement le pétrole et les produits alimentaires s'appréciaient en euro mais encore plus dans une devise qui perdait de la valeur !

Afin de mettre fin à ce cycle inflationniste, la Fed pourrait donc cette semaine " faire savoir au marché " que le jeu de la baisse des taux est bientôt terminé et qu'il ne serait pas bon d'être pris le dernier la main dans " le sac des vendeurs de dollars ".

De plus si le dollar, devise de référence pour le commerce de pétrole, reprenait des couleurs, les pays exportateurs de la précieuse énergie fossile serait en mesure de retrouver un revenu fixe sans que le prix du baril n'est à poursuivre sa hausse...

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