L’OL résiste avec les moyens du bord à la crise économique

OL Groupe présentait lundi ses comptes. La société a engrangé 5,1 millions d’euros de bénéfices. Un résultat honorable dans le contexte de crise mais qui ne cache pas une année très difficile. Sur le plan sportif comme économique.

Le jour n’était pas le plus approprié. Ce week-end, l’OL a perdu à Lille et s’est enfoncé un peu plus dans une mauvaise passe sportive. Jean-Michel Aulas ne pouvait donc pas totalement pavoiser en présentant le résultats financiers de l’OL Groupe lundi 7 décembre. À cause du contexte sportif et aussi de résultats nettement moins bon que les années précédentes. Sur la saison 2008/2009, OL Groupe a dégagé 5,1 millions d’euros de bénéfice. À la fin de l’exercice comptable 2008 la société avait gagné 19,9 millions d’euros. Une baisse sensible que Jean-Michel Aulas a expliquée par la crise, des montants de droits TV en baisse depuis que l’OL n’est plus champion et que trois clubs français, au lieu de deux les dernières années, disputent la Ligue des Champions. Bref, selon le président du groupe, rien n’était favorable à ce que l’OL réalise de gros bénéfices la saison dernière. Le club a même failli se retrouver dans le rouge. Le transfert de Karim Benzema au Real Madrid pour 35 millions d’euros, dans les heures qui ont précédé la clôture de l’exercice fiscal, ont permis à OL Groupe de réaliser ces 5,1 millions d’euros de bénéfice.

75 % de baisse des bénéfices

Jean-Michel Aulas n’a jamais cessé de rappeler, pendant cette assemblée générale, qu’il faisait face à des difficultés : impossibilité d’afficher sur le maillot des joueurs son sponsor Betclic en raison de la loi française sur les paris ou la lente avancée de son projet de grand stade à Décines.
Le président de l’OL voit aussi dans son OL Land un moyen de sortir d’une spirale qui le condamne à rester à la porte des demi-finales de la Ligue des Champions. Le club est désormais plafonné dans ses recettes ou limité à de faibles augmentations. Sa seule variable d’ajustement est la vente de joueurs. Elle représente un quart du chiffre d’affaires de l’OL.

En attendant le Grand stade

“C’est important mais c’est notre seule solution tant que nous n’aurons pas le stade”, regrette Jean-Michel Aulas. Et le président de l’OL d’insister sur son centre de formation qui représente sur les 5 dernières années 28,5 % de ses revenus de transferts de joueurs. Bref, une potentielle poule aux œufs d’or. Aujourd’hui, l’Olympique lyonnais, pour continuer à verser des dividendes à ses actionnaires, est contraint de vendre ses meilleurs joueurs. Difficile de faire et du sport et du business.

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