manif
© Yazid Amiar

Grève dans les cantines : les parents d’élèves rejoignent le mouvement

Après trois semaine de grève dans les cantines lyonnaises, des parents de l’école Jean Macé dans le 7ème iront pique-niquer à la mairie de leur arrondissement vendredi midi. Lassés par le blocage des cantines des écoles de leurs enfants, ils ont décidé de mettre également la pression sur la mairie afin de permettre un déblocage de la situation.

Un pique-nique à la mairie. Ce vendredi, les parents récupèreront leurs enfants devant l’école aux alentours de 11h20 avant de se diriger vers la mairie, place Jean Macé. Ils y prendront leur déjeuner à l’intérieur et espèrent que leur mobilisation incitera la Ville à ouvrir des négociations avec les cantinières.

Les cantinières toujours mobilisées

Ce jeudi midi, devant la mairie de Lyon, une centaine de manifestants se sont rassemblés pour crier leur désarroi. Atsem et cantinières, les employées de la mairie qui travaillent dans les écoles n'en peuvent plus de leur condition. Nombreuses sont celles dont le quotidien rime avec les arrêts et l'absentéisme. Yves Fournel, l'adjoint au maire de Lyon à la petite enfance, reconnaissait ce fait le 14 octobre lors du point presse qu'il a tenu le jour du début de la grève reconductible. Celui-ci déclarait alors que le taux d’absentéisme élevé était "sûrement dû à la pénibilité".

Pourtant, plus de trois semaines après le début de la grève, le bras de fer n'a pas cessé. La mairie croyait avoir désamorcé la bombe en négociant un accord avec la CGT. Mais même si la CGT est le syndicat majoritaire à la mairie de Lyon, elle ne l’est pas dans le personnel employé dans les écoles de la ville. L’intersyndicale composée de la CFTC, de Sud et l’UNSA continue de faire pression sur la mairie et le mouvement est particulièrement suivi par les cantinières. Sur le fond, les revendications consistent principalement en la demande de personnel qualifié et non pas stagiaire ou précaire pour les remplacer en cas d’absentéisme et en une augmentation des effectifs pour faire face à la demande.

à lire également
Ecole et périscolaire  © Tim douet_116
Les 25 postes supplémentaires d'enseignants en école primaire annoncés jeudi par l'inspecteur d'académie ne suffiront pas à faire face à l'augmentation du nombre d'élèves dans le Rhône selon le syndicat Force ouvrière, qui souligne que sur les 267 postes créés, 220 sont affectés au dédoublement des classes de CP et CE1 des zones prioritaires mis en place par le gouvernement d'Emmanuel Macron.  
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut