Clinique du Val d’Ouest, les femmes de ménage restent sur leur faim

Une dizaine d’employées de SAMSIC se sont mises en grève, ce jeudi matin, pour dénoncer le non-respect de l’accord de fin de conflit d’il y a deux semaines et les répressions syndicales qu’elles estiment subir depuis.

Elles pensaient leur combat gagné. Il y a tout juste deux semaines, une quinzaine de femmes de ménage salariées de la société SAMSIC, prestataire de la clinique du Val d’Ouest, entamait une grève afin de dénoncer leurs conditions de travail et le manque d’effectifs. Elles avaient finalement obtenu des augmentations de salaires, le passage des CDD en CDI et le renforcement des effectifs.

”Aucune répression syndicale, de quelque encadrant que ce soit”

Ce jeudi matin, elles ont pourtant décidé d’entamer une nouvelle grève, estimant que l’accord de fin de conflit n’a pas été respecté et protestant contre la rupture de contrat et le non-renouvellement de CDD de deux employées, suite à la première grève. Contacté, Vincent Harazim, le chef d’établissement de SAMSIC Lyon, assure que les salariées ”n’ont subi aucune répression syndicale, de quelque encadrant que ce soit.” ”On était même un peu surpris qu’elles créent un mouvement sur des demandes n’étant pas avérées puisqu’un engagement a déjà été signé, poursuit le dirigeant. Il faut juste du temps pour que certaines choses se mettent en place. Et concernant la rupture de contrat, il n’en est rien : il s’agit d’un contrat d’apprentissage qui prend fin à cette période et la question est de savoir s’il faut le reconduire, étant donné que la personne concernée change d’école et que si l’on s’engage, c’est pour deux ans.”

La transformation des CDD en CDI est prévue pour septembre

Des négociations ont donc été menées ce jeudi matin, dès 9h30, entre le personnel, un responsable de la clinique et Vincent Harazim. Soutenues par des membres de la CNT Solidarité ouvrière ainsi que par quelques citoyens ”venus faire leur devoir”, les principales intéressées ont en définitive obtenu, après presque deux heures de pourparlers, la signature d’avenants aux contrats de certaines d’entre elles, visant à augmenter leur qualification et donc leur salaire. La décision quant à la réembauche de l’employée en contrat d’apprentissage devrait être donnée vendredi. Seule ombre au tableau, deux CDD que les salariées souhaitaient transformer en CDI dès ce jeudi, mais qui ne devraient finalement l’être qu’en septembre, pour reprendre des postes vacants. Si cette promesse n’est pas respectée, les femmes de ménage en colère se sont d’ores et déjà déclarées prêtes à reprendre la grève à la rentrée.

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