Queyranne : “On veut la garantie ponctualité dans les TER”

Remboursement des voyageurs en cas de retard, renforcement de l’information et meilleurs indicateurs de qualité : ce sont les trois axes d’amélioration pour les TER demandés par Jean-Jack Queyranne.

Queyranne et Giraud dans le nouveau TER Regio2N

© Camille Padilla
Jean-Jack Queyranne et Eliane Giraud, vice-présidente aux Transports, dans le nouveau TER Regio2N

Outre la mise au point sur l'insécurité à bord des trains express régionaux (TER), le président du conseil régional, candidat à sa réélection lors du scrutin de décembre prochain, a souhaité mettre une certaine pression sur la SNCF à l'occasion de la signature d'un avenant prolongeant la convention SNCF-Région d'un an. En effet, la négociation n'ayant pas abouti sur une nouvelle convention cette année – et celle de la région Auvergne expirant l'an prochain –, les négociations seront globales et repoussées à 2016.

"Pour les six prochaines années, la SNCF nous proposait, sans diminution de la redevance due par la région, de réduire significativement le nombre de trains sur certaines lignes, a déclaré Jean-Jack Queyranne. Ce n’est pas acceptable, alors même que l’État et la région viennent de s’engager dans le CPER [contrat de plan Etat-région] à investir près d’un milliard d’euros pour l’amélioration du réseau ferroviaire."

Objectif ponctualité : une vraie révolution ?

Mais cette signature a surtout été l'occasion pour Jean-Jack Queyranne d'appeler à "une révolution" : “On veut mettre en place une garantie ponctualité dès la rentrée de septembre 2016. Elle existe pour les TGV, nous la voulons pour les TER.” Et de rappeler que la SNCF l'avait accordée en 2014 lors d'une longue grève à Saint-Etienne.

Concrètement, cette "garantie fiabilité" ne sera pas si facile à mettre en œuvre. Surtout pour l'usager. Tout d'abord, elle ne concernera que les abonnés, qui auront dû renseigner au préalable via une application leur "train de référence" pour les trajets du matin et du soir. Et surtout, il faudra que l'abonné ait subi au moins 10 perturbations (suppressions ou retards supérieurs à 15 minutes) sur un mois calendaire. Sur 40 trajets (aller-retour) par mois, cela concernera donc des usagers souffrant de gros retards sur un quart de leurs trains ! Le dédommagement envisagé sera de 30 % du prix de l'abonnement (sur la partie TER).

Pour rappel, l'Autorité de la qualité dans les transports (ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie) constatait pour la région Rhône-Alpes, dans son bilan 2014, "un taux de retard de 10,5 % et un taux d'annulation de 2,5 %", principalement dus à des "événements externes", des problèmes d'infrastructure et des défaillances matérielles.

Avant que les usagers se voient rembourser un tiers de leur abonnement, il faudra qu'ils aient vraiment beaucoup de très gros soucis, et non de simples petits retards récurrents...

Un TER en gare de la Part-Dieu © Tim Douet

© Tim Douet
Un TER en gare de la Part-Dieu.

Information aux usagers et indicateurs qualité

L'avenant à la convention décrit par ailleurs un engagement de la SNCF de communiquer à J-20 pour les travaux majeurs et la veille avant 16h pour les perturbations. Enfin, il envisage la mise en œuvre d'un "nouveau système de mesure de la qualité de la desserte, articulé autour de la notion de “vision usager”". Afin notamment de mieux mesurer "les situations inacceptables pour l'usager". La grogne liée aux retards récurrents devrait aussi remonter par là...

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