Gérard Collomb : absentéiste sanctionné ?

Sur les 348 sénateurs du pays, 14 ont été sanctionnés à cause de leurs absences répétées aux votes, explications et autres réunions du Sénat. Selon Lyon Mag, le maire de Lyon en fait partie.

Si le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), avait évoqué une liste de 14 sénateurs susceptibles d'être sanctionnés pour leurs absences répétées, il n'avait divulgué aucun nom. Le magazine Lyon Mag s'est chargé de le faire ce matin pour sortir celui du sénateur et maire de Lyon, Gérard Collomb. Pourtant, selon l'observatoire citoyen “Nos sénateurs”, Gérard Collomb s'est astreint à venir plus souvent ces derniers mois, en démontre le graphique le concernant. Malgré cela, le maire (PS) de Lyon aurait été sanctionné de 2 100 euros sur le dernier trimestre, soit 700 euros par mois.

L'explication de son entourage ? Des impératifs d'agenda : conférence climat, conseil métropolitain, lancement du pacte PME, inauguration d'Euronews ou déplacement en Algérie... En clair, une liste d'événements qui concernent avant tout son rôle de président de la métropole ou de maire de la ville.

Cumul des mandats ou Sénat sur mesure ?

Est-il possible d'être efficient dans plusieurs postes à haute responsabilité ? C'est bien la question que soulève le débat sur le cumul des mandats. Déjà, en 2012, Jean-Vincent Placé accusait Gérard Collomb sur la chaîne iTélé d'être un “cumulard” : "Ça fait huit mois que je suis au Sénat, je n'ai toujours pas vu Gérard Collomb."

Depuis, l'explication tient peut-être au fait que Gérard Collomb a une idée bien précise d'un Sénat idéal et sur mesure. L'année dernière, il prônait ainsi le modèle allemand, qui regroupe les représentants des différents Länder et grandes villes. Dans cette époque pas si lointaine, il imaginait les maires des grandes villes et les présidents de région comme, de fait, le Sénat : "Ils [les représentants des collectivités locales] ne seraient pas obligés de siéger toute l'année, mais ils auraient leur mot à dire sur tous les problèmes qui traitent effectivement des collectivités locales." Le problème est aujourd'hui que ce système, aussi efficace soit-il selon Gérard Collomb, n'est pas celui de la France.

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