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PHOTOPQR/OUEST FRANCE

André Gerin demande à Manuel Valls de "légiférer contre le burkini"

Dans une lettre adressée à Manuel Valls, l'ancien député-maire PCF de Vénissieux a demandé au Premier ministre de légiférer pour "interdire le burkini" pour "éradiquer" ce qu’il juge être une "gangrène islamiste".

Véritable feuilleton médiatico-politique estival, le burkini a aussi fait réagir l'ancien député-maire PCF de Vénissieux, André Gerin. Dans un courrier intitulé "La France ne sera pas charia-compatible" adressé à Manuel Valls, l'ancien édile, visiblement remonté, souhaite que le gouvernement légifère sur le port du vêtement de baignade. "À l’instar du voile intégral, la lutte contre l’idéologie islamiste fait partie des priorités nationales. Oui, la République doit faire preuve de fermeté et se défendre. […] L’interdiction du burkini s’impose dans tous les lieux de baignade. Je pense qu’une loi fondée sur l’ordre et la sécurité publique peut être envisagée . Sachant que la loi d’octobre 2010 sur l’interdiction du voile intégral est, hélas, appliquée à dose homéopathique, le doute est donc permis sur l’action gouvernementale", a écrit André Gerin au Premier ministre.

Une interdiction qu'il voudrait inscrire dans "loi sur l’interdiction du voile intégral" en la complétant et "en proposant, sans plus attendre des arrêtés préfectoraux, ainsi que des décrets au niveau ministériel." Selon lui, "montrer son visage et son corps dans une tenue décente, conforme aux mœurs et aux traditions, à notre art de vivre à la française n’est pas négociable."

Souhaitant "éradiquer" ce qu’il appelle la "gangrène islamiste", l'ancien élu communiste estime que "la question du burkini vient s’ajouter à la longue liste des coups portés à l’identité de la France et aux valeurs républicaines. Ils sont le résultat de notre aveuglement, d’accommodements, voire de complicités."

"Une fois de plus, nous sommes confrontés à un islam politique, dans sa conquête de l’espace public, qui tente d’instrumentaliser nos droits individuels, en portant de nouveaux coups à notre République", conclut l’ancien maire de Vénissieux.

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