Le "musée national d'art coniste de la Convergence"
capture d’écran du "musée national d’art coniste de la Convergence"

Musée des Confluences : la parodie sur le web

Le musée du Conisme à la place du musée des Confluences, dans une cocotte en papier géante. C’est l’idée portée par un site parodique extrêmement bien fait, qui pourrait presque faire préférer la copie à l’original.

Adieu le musée des Confluences, bienvenue au “Musée National d'Art Coniste de la Convergence”. L'édifice “réunira prochainement sur un site unique l'un des plus importants musées au monde possédant la première collection d'art coniste, une grande bibliothèque de lecture publique disposant de plus de 2 000 places de travail, des salles de cinéma et de spectacles, des espaces d'activité et de commerce et plusieurs restaurants et cafés”. C'est en tout cas la promesse du site parodique de ce musée qui ressemble plus qu'étrangement au site du musée des Beaux-Arts de Lyon. Il imagine, non sans humour, un musée de “l'art coniste” qui s'installerait en lieu et place du musée des Confluences.

Le cristal-nuage, c'est fini. Place à la gigantesque cocotte en papier imaginée par “Hiro Horigami” (sic), architecte du MNAC Convergence-Conisme.

Manger au “Croupion”

Particulièrement bien fait, le site parodique propose même une visite virtuelle du futur musée. On y découvre un Starbucks, une galerie marchande, un Apple Store... Le strict minimum pour ce musée de 50 020 m2 de surface d’exposition, dont 3 galeries de 11 500 m2, une grande nef de 12 000 m2 et un auditorium de 1 440 places. Sans compter le parking de 20 000 places et l'héliport. Il faut ce qu'il faut ! Les gourmets se restaureront au “Croupion”, restaurant gastronomique dont vous aurez deviné l'emplacement dans ce bâtiment inspiré d'une poule en origami.

Supercherie coniste

Mais que voir dans ce musée du conisme ? Des œuvres conistes bien sûr ! Car, si le lieu d'exposition demeure imaginaire et le mouvement coniste fictif, les œuvres, elles, sont bien réelles et jubilatoires. Avec ce “mouvement artistique majeur”, Girard et Brunnel créent le scandale, comme avec la toile Gigot flageolet ou la très controversée Vénus Beauté qui met en scène la fille de leur mécène, issue d'une famille de notables lyonnais, dans une obscène séance d'épilation définitive dans un institut de beauté. Des sujets tirés du quotidien et traités avec les codes les plus rigoureux de la peinture classique, telles sont les armes de la supercherie conistique pour railler avec succès le monde de l'art et ses dérives. À visiter, absolument !

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